La signification des lettres séparées dans le Quran (Ibn kathir rahimahuLLAH)

aliflammim

A propos des lettres séparées

Les lettres séparées sont celles par lesquelles commencent certaines sourates et dont le sens est du domaine exclusif du savoir d’Allah.

C’est ce qu’affirment Abou bakr, Omar, Othman, Ali, et Ibn Mas’oud.

On dit qu’elles sont les noms des sourates, on dit aussi qu’elles sont les ouvertures qu’Allah a utilisées pour entamer le Coran.

Khassif rapporta que Mojâhid dit : « Toutes les ouvertures des sourates (Khaf, Sad, Ha, Mim, Ta, SIn, Mim, Alif Lam, Ra) et d’autres sont appellation d’un sujet.

Certains linguistes de la langue arabe disent : « Elles sont des lettres de l’alphabet et qu’on s’est contenté de les mentionner parmi les vingt huit lettres qui complète l’alphabet ».

Ils appuient leur théorie par l’exemple selon lequel les gens disent de manière générale : « Mon fils écrit ABC pour dire l’alphabet » ainsi résument les vint huit lettres par quelques lettres. Rapporté par Ibn Jarir. (at tabari : 1/208).

Interprétation par l’art de la morphologie

En tenant pas compte des lettres séparées, les lettres citées au début des sourates sont au nombre de quatorze, notamment أ، ل، ص، ر، ك، ح، ي، ع، ط، س، ه، ق، ن (Alif, Lâm, Mim; Sâd, Ra, Kaf, Ha, Ya, 3ayn, Ta, Sin, Ha, Kâf et Noun).

Elles sont rassemblées dans les mots arabes suivants :

« Nass Hakimtia Lahou Sir » : « Un texte sage tranchant un secret ».

Ces lettres constituent la moitié de l’alphabet.

Az-zamakhchari dit : « L’ensemble contient les lettres muettes et aspirées, les fricatives et les graves, les emphatiques et les ouvertes, les hautes et les basses ainsi que les lettres laryngiennes dures. »

Il les cita dans le détail avant de glorifier Allah pour la sagesse qu’IL mit dans toute chose.

Ces catégories de lettres citées dans le Coran représentant en effet l’ensemble de l’alphabet et ce à titre d’exemple illustratif.

C’est pour cette raison que certains exégètes ont remarqué qu’Allah n’a sans doute pas révélé ces lettres en vain et sans raison.

Certains ignorants présument qu’il y as dans le coran des expressions qui ont été révélées pour un culte seulement et n’ont aucun sens, ceux là ont vraiment tort, car elles englobent un sens qui nous échappe.

Cependant, cela n’empêche pas que nous tentons de comprendre, sinon nous nous arrêtons et nous disons :

ءَامَنَّا بهِ كُلٌّ مِنْ عِنْدِ رَبِّنا  3:7

« Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur » (3:7)

Les 3oulamas ont des interprétations divergentes et les avis diffèrent sur ce sujet, mais ceux qui ont pu démontrer et prouver leurs interprétations peuvent être suivies jusqu’à ce que l’on donne la preuve du contraire.

noun

Les lettres séparées prouvent le caractère miraculeux du Coran

L’autre aspect de ces lettres révèle la sagesse derrière l’usage de cette partie de l’alphabet au début des sourates.

La question est de savoir quelle est cette sagesse ?

Mis à part la signification des lettres en elles mêmes, elles ont été citées au début des sourates pour donner l’évidence sur le fait que le Coran en lui même est un miracle divin, que les créatures sont incapables de créer une chose semblable en dépit du fait qu’il est composé de ces lettres dont elles font usage quand elles communiquent entre elles.

Ar-râzi fut le premier à évoquer cette  doctrine dans son exégèse d’Al Moubarrid ainsi que d’autres…Ce fût l’avis de l’érudit le Cheikh Abdoul 3Abbas ibn Taymiyya et notre Cheikh l’érudit Abdoul Hajjaj Al Mizzi.

Pour ma part, je dis que chaque sourate qui commence par des lettres doit obligatoirement citer une victoire pour le Coran et le caractère miraculeux et grandiose qu’il présente.

Ceci est le résultat logique par induction de la recherche dans vingt neuf sourates. C’est pour cette raison qu’Allah dit :

« Alif lam mim. C’est le livre au sujet duquel il n’y a aucun doute, c’est un guide pour les pieux » (2: 1, 2)

Alif, lam, mim Allah pas de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui même « Al kayyum ». Il a fait descendre sur toi le Livre avec la vérité (3: 1-3)…(traduction rapproché)

Ainsi que d’autres versets qui démontrent la véracité de ces avis pour ceux qui méditent bien ces versets.

Allah est Omniscient.

Ibn kathir dans son tafsir p 106-109

Retranscription : Darataalibat

J’apprends le Quran mais je ne lis pas le tafsir (interprétation du Quran)…

tafsir

Question :

Un homme dit qu’il essaye d’apprendre le Coran, mais il ne peut pas lire le Tafsîr (Interprétation du coran) à cause de ses obligations professionnelles. Est-ce qu’il continue à apprendre seulement ?

Réponse :

Il n’y a pas de mal à cela. Lire le Tafsîr ne fait pas partie des obligations de l’apprentissage, mais si tu peux apprendre et lire le Tafsîr, c’est une bonne chose.

Et si tu ne peux pas faire les deux, apprends d’abord le Coran, et si tu en as l’occasion, lis le Tafsîr après l’apprentissage, car réunir l’apprentissage et le Tafsîr est meilleur si cela est possible.

Toutefois, s’il ne peux pas lire le Tafsîr et n’a que le temps pour apprendre, qu’il réduise le temps passé à l’apprentissage, et qu’il lise le Tafsîr.

Dans les deux cas, la mise en pratique du Coran est une obligation, l’apprentissage et la lecture du Tafsîr ne suffisent pas sans les actes.

Fatwa de cheikh Fawzan hadfidhahuLLAH,

Copié de 3ilm char3i, Tirée de son site Fatwa n°15999

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin ‘Abdillah Al Fawzan – الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Pourquoi peu de gens mémorisent le Quran ? (cheikh al albani rahimahuLLAH)

ikhlas

Question :

« Une des autres choses que j’ai remarqué sur ce bien,
alhamdulillaah, l’éveil islamique, et cet intérêt pour la
science est que, malheureusement, la proportion de gens
se tournant vers la mémorisation du Livre d’Allah et aussi
vers les leçons où le tafsir est étudié est très faible. »

Cheikh Al Albani : « Très rare »

Q : « Si ce n’est pas inexistante, qu’en pensez vous? »

Cheikh : « C’est ce que j’ai mentionné dans certaines assises.

O frères, je veux voir l’un de vous qui a mémorisé le Qur’aan
De telle sorte que quand j’ai, par exemple, besoin d’un verset
et je ne suis pas capable de me le rappeler alors que je peux
obtenir de l’aide de certains d’entre vous.
Ceux qui mémorisent le Qur’aan, on n’en trouve
pas beaucoup, sauf de très rares. Et la cause tourne
entièrement autour du fait que la recherche de la
science aujourd’hui n’est pas fait sincèrement fait pour
le visage d’Allah. C’est une calamité. »

: « Une partie de cela aussi sont les leçons de tafsir,
aujourd’hui à Riyad nous avons seulement un nombre
très limité de leçons en tafsir. »

Cheikh : « Pardon? »

Q: Je disais que

Cheikh : Aujourd’hui, c’est comme si c’est au tour de l’étude
de la science du hadith et c’est tout.

Q: » Oui. »

Cheikh: « Et la raison est très claire, c’est le manque de
sincérité dans la recherche de la science pour Allah,
le Puissant et le Majestueux. »

Retranscrit par MINHAJ SUNNA,

Sites pour en savoir plus sur ce noble savant de la sunna (rahimahuLLAH) en français  – en arabe + lien pdf (sa vie, son oeuvre).

Je révise beaucoup, mais je n’arrive pas à mémoriser…

Quelle est la bonne méthode pour mémoriser le Coran ? (Par le Cheikh Abdullah Al Adani, qu’Allah le préserve)

quranphoto

Question :

«Quelle est la bonne méthode pour mémoriser le Coran ? Je révise beaucoup et malgré cela je n’arrive pas à mémoriser. Quelle est la solution ?»
Réponse :

« La réponse est comme tu viens de l’entendre.[1] En résumé, il faut que tu donnes une très grande importance au Coran et cela en mettant en pratique les trois points suivants :

1- Exceller dans sa lecture.

2- L’assiduité dans la mémorisation, même si tu ne mémorises qu’un petit peu.

3- Accorder une grande importance aux révisions encore plus qu’à l’apprentissage car c’est le plus important.

Et tu as certainement entendu dans la réponse précédente [2] comment atteindre la perfection dans la mémorisation du coran et ceci a lieu en le répétant énormément. Veille donc à le répéter de nombreuses fois.

Par exemple, prends la méthode des mauritaniens [3], certes elle est fatigante, mais essaye de la mettre en pratique sur certaine sourates. Répète une sourate de ton choix 350 fois. Ensuite regarde : auras-tu besoin d’ouvrir le moshaf encore une fois ? Tu n’en auras plus besoin inchaAllah. Si tu répètes une sourate de ton choix 350 fois, tu n’auras plus besoin d’ouvrir le moshaf pour cette sourate inchaAllah. Tu vas maîtriser cette sourate de la meilleure des manières. »
Fin de la réponse de Cheikh Abdullah Al Adani

Traduit et publié par daralhadith-sh.com
[1] Cheikh Abdullah fait référence à une autre réponse qu’il avait donnée ce jour-là. Nous la traduirons par la suite inchaAllah.

[2] Idem.

[3] Cheikh Abdullah a auparavant expliqué que les mauritaniens sont très impressionnant en terme de mémorisation. Lorsqu’ils veulent mémoriser une chose, ils la répètent 350 fois et ne passent pas à autre chose avant d’avoir atteint ce nombre. En effet, la mémoire de l’homme est de deux sortes, une mémoire temporaire, qui nous permet de retenir une chose et de la répéter quelques temps après, et une mémoire fixe qui correspond aux choses que l’on n’oublie pas inchaAllah à l’exemple de sourate Al Fatiha.

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Source:
daralhadith-sh.com