As-Shafi’i (rahimahuLLAH) achèverait le Qur’an soixante fois pendant رمضان…

Le mérite de la lecture du Quran pendant ce mois béni de رمضان…

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Abû Umama (radiallahu ‘anhu) a rapporté que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :

« Récitez le Qur’an, car en effet il viendra le Jour du Jugement comme un intercesseur pour les siens (ceux qui le lisent, le retiennent et le mettent en application). » [1]

Ce hadith indique les vertus de réciter le Qur’an, la grandeur de sa récompense et qu’il intercédera pour ses détenteurs le Jour du Jugement pour leur entrée dans le Paradis.

Nawas Ibn Sam’an (radiallahu ‘anhu) a rapporté:

« J’ai entendu le messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) dire :
« Le Qur’an sera amené le Jour du Jugement comme les gens qui le mettaient en application. Sourate Al-Baqara et Al-‘Imran s’approcheront alors d’eux. »
Le messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) les a assimilées à trois exemples, que je n’ai pas oublié ensuite.
Il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :
« Comme s’ils étaient deux nuages ou deux voiles noirs sombres avec de la lumière entre eux deux ou comme deux masses d’oiseaux tendant leurs ailes en l’air, invoquant pour celui qui les a récitées. » [2]

‘Abdullah Ibn ‘Amr (radiallahu ‘anhu) a rapporté que le messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :
« Le jeûne et le Qur’an intercéderont pour le serviteur le Jour du Jugement.
Le jeûne dira : « Seigneur, je l’ai éloigné de la nourriture et de la boisson, permets-moi d’intercéder pour lui. »
Et le Qur’an dira : « Je l’ai empêché de dormir la nuit, permets-moi d’intercéder pour lui. »
Donc on leur permettra d’intercéder. » [3]

Donc, il est essentiel pour le jeûneur de beaucoup réciter le Qur’an pendant ces jours bénis et nuits honorables.

En effet, il y a une vertu spéciale dans l’abondance des récitation en ces jours, qui n’est pas trouvée un autre mois.

Il doit profiter de la noblesse du temps pendant ce mois, dans lequel Allah a révélé le Qur’an.

Il y a un mérite spécial à la récitation du Qur’an pendant les nuits de Ramadan.

En effet, la nuit met fin aux occupations des affaires quotidiennes, l’enthousiasme est réveillé et le cœur et la langue plus aptes à réfléchir.

Et Allah est celui en qui nous cherchons l’aide.

Il est rapporté que Jibril (‘alayhi salam) rencontrait le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) chaque nuit de Ramadan et ils étudiaient le Qur’an ensemble. [4]

Donc, si faire du dhikr (rappel d’Allah) était meilleur que le Qur’an ou égal à cela (dans ces nuits), ils l’auraient fait tout le temps ou à certains moments alors qu’ils se rencontraient constamment pour cette occasion.

Ainsi, ce hadith illustre la préséance d’étudier le Qur’an pendant Ramadan et de se réunir pour cette occasion, de même que de se tourner vers celui qui est plus fort dans sa mémorisation.

Les prédécesseurs de cet Umma récitaient constamment le Qur’an pendant Ramadan.

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Et quand ils jeûnaient, ils s’asseyaient dans les masajid et disaient :

« Nous préserverons notre jeûne et ne médiront personne. »

Ils récitaient le Qur’an dans leur prière et en dehors.

‘Uthman (radiallahu ‘anhu) achevait la récitation du Qur’an une fois par jour.

Et certains Salaf l’achevaient pendant leur qiyam de Ramadan en trois nuits.

Certains d’entre eux le faisaient en sept jours et d’autres en dix jours.

As-Shafi’i achèverait le Qur’an soixante fois pendant Ramadan, en le récitant en dehors de la prière.

Al-Aswad récitait tout le Qur’an en deux nuits de Ramadan.

Qatada complétait toujours le Qur’an en sept jours.

Il le faisait en trois jours pendant Ramadan et pendant les dix derniers jours, il le faisait chaque nuit.

Leurs narrations concernant cela sont célèbres.

Al-Hafidh Ibn Rajab (rahimahullaah) a dit :

« L’interdiction de réciter le Qur’an en moins de trois jours (comme exposé dans un hadith) a seulement été mentionnée en ce qui concerne ce qui doit être fait sur une base normale.
Quant aux temps spécifiques qui sont vertueux, comme le mois de Ramadan et particulièrement les nuits dans lesquelles la nuit d’Al-Qadr est cherchée.
Ou des lieux vertueux, comme Makkah pour celui qui y vient sans y résider, alors il est recommandé de beaucoup réciter le Qur’an en ces temps et lieux, en cherchant leurs mérites.
Ceci est l’avis d’Ahmad, Abu Ishaq et d’autres savants.
Et les actions d’autres indiquent ce qui a été exposé précédemment. » [5]

La personne récitant le Qur’an doit observer les comportements appropriés à la récitation. Parmi lesquels :

-Faire son intention sincèrement pour Allah
– Réciter en état de pureté
– Employer le Siwak
-Réciter en réfléchissant à sa signification et en étant totalement conscient.

Allah dit (traduction rapprochée) :

« Un Livre, que Nous vous avons révélé afin que ses versets soient pesés, afin que les gens doués de compréhension se rappellent. »

Aussi, parmi les comportements de la récitation est que l’on n’arrête pas sa récitation pour parler à quelqu’un.

En effet, de nombreuses personnes assises pour réciter le Qur’an arrêtent leur récitation et parlent à leurs voisins.

Ce n’est pas approprié puisqu’il se détourne de la récitation sans une raison valable.

Et celui qui récite doit agir sur le Qur’an, rendre permis son halal et interdire son haram, pour que le Qur’an puisse être une preuve pour lui le Jour du Jugement et intercéder pour lui pour l’entrée aux jardins du bonheur.

[1] Sahih Muslim
[2] Rapporté par Muslim (804)
[3] Sahih Musulman (804) [
[4] Al-Bukhari (1/30) et Muslim (2308)
[5] Lata’if-ul-Ma’arif : pg. 102-103

Source : Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg.63-65)

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin ‘Abdillah Al Fawzan – الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

La signification des lettres séparées dans le Quran (Ibn kathir rahimahuLLAH)

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A propos des lettres séparées

Les lettres séparées sont celles par lesquelles commencent certaines sourates et dont le sens est du domaine exclusif du savoir d’Allah.

C’est ce qu’affirment Abou bakr, Omar, Othman, Ali, et Ibn Mas’oud.

On dit qu’elles sont les noms des sourates, on dit aussi qu’elles sont les ouvertures qu’Allah a utilisées pour entamer le Coran.

Khassif rapporta que Mojâhid dit : « Toutes les ouvertures des sourates (Khaf, Sad, Ha, Mim, Ta, SIn, Mim, Alif Lam, Ra) et d’autres sont appellation d’un sujet.

Certains linguistes de la langue arabe disent : « Elles sont des lettres de l’alphabet et qu’on s’est contenté de les mentionner parmi les vingt huit lettres qui complète l’alphabet ».

Ils appuient leur théorie par l’exemple selon lequel les gens disent de manière générale : « Mon fils écrit ABC pour dire l’alphabet » ainsi résument les vint huit lettres par quelques lettres. Rapporté par Ibn Jarir. (at tabari : 1/208).

Interprétation par l’art de la morphologie

En tenant pas compte des lettres séparées, les lettres citées au début des sourates sont au nombre de quatorze, notamment أ، ل، ص، ر، ك، ح، ي، ع، ط، س، ه، ق، ن (Alif, Lâm, Mim; Sâd, Ra, Kaf, Ha, Ya, 3ayn, Ta, Sin, Ha, Kâf et Noun).

Elles sont rassemblées dans les mots arabes suivants :

« Nass Hakim Kâtia Lahou Sir » : « Un texte sage tranchant un secret ».

Ces lettres constituent la moitié de l’alphabet.

Az-zamakhchari dit : « L’ensemble contient les lettres muettes et aspirées, les fricatives et les graves, les emphatiques et les ouvertes, les hautes et les basses ainsi que les lettres laryngiennes dures. »

Il les cita dans le détail avant de glorifier Allah pour la sagesse qu’IL mit dans toute chose.

Ces catégories de lettres citées dans le Coran représentant en effet l’ensemble de l’alphabet et ce à titre d’exemple illustratif.

C’est pour cette raison que certains exégètes ont remarqué qu’Allah n’a sans doute pas révélé ces lettres en vain et sans raison.

Certains ignorants présument qu’il y as dans le coran des expressions qui ont été révélées pour un culte seulement et n’ont aucun sens, ceux là ont vraiment tort, car elles englobent un sens qui nous échappe.

Cependant, cela n’empêche pas que nous tentons de comprendre, sinon nous nous arrêtons et nous disons :

ءَامَنَّا بهِ كُلٌّ مِنْ عِنْدِ رَبِّنا  3:7

« Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur » (3:7)

Les 3oulamas ont des interprétations divergentes et les avis diffèrent sur ce sujet, mais ceux qui ont pu démontrer et prouver leurs interprétations peuvent être suivies jusqu’à ce que l’on donne la preuve du contraire.

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Les lettres séparées prouvent le caractère miraculeux du Coran

L’autre aspect de ces lettres révèle la sagesse derrière l’usage de cette partie de l’alphabet au début des sourates.

La question est de savoir quelle est cette sagesse ?

Mis à part la signification des lettres en elles mêmes, elles ont été citées au début des sourates pour donner l’évidence sur le fait que le Coran en lui même est un miracle divin, que les créatures sont incapables de créer une chose semblable en dépit du fait qu’il est composé de ces lettres dont elles font usage quand elles communiquent entre elles.

Ar-râzi fut le premier à évoquer cette  doctrine dans son exégèse d’Al Moubarrid ainsi que d’autres…Ce fût l’avis de l’érudit le Cheikh Abdoul 3Abbas ibn Taymiyya et notre Cheikh l’érudit Abdoul Hajjaj Al Mizzi.

Pour ma part, je dis que chaque sourate qui commence par des lettres doit obligatoirement citer une victoire pour le Coran et le caractère miraculeux et grandiose qu’il présente.

Ceci est le résultat logique par induction de la recherche dans vingt neuf sourates. C’est pour cette raison qu’Allah dit :

« Alif lam mim. C’est le livre au sujet duquel il n’y a aucun doute, c’est un guide pour les pieux » (2: 1, 2)

Alif, lam, mim Allah pas de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par Lui même « Al kayyum ». Il a fait descendre sur toi le Livre avec la vérité (3: 1-3)…(traduction rapproché)

Ainsi que d’autres versets qui démontrent la véracité de ces avis pour ceux qui méditent bien ces versets.

Allah est Omniscient.

Ibn kathir dans son tafsir p 106-109

Retranscription : Darataalibat

J’apprends le Quran mais je ne lis pas le tafsir (interprétation du Quran)…

tafsir

Question :

Un homme dit qu’il essaye d’apprendre le Coran, mais il ne peut pas lire le Tafsîr (Interprétation du coran) à cause de ses obligations professionnelles. Est-ce qu’il continue à apprendre seulement ?

Réponse :

Il n’y a pas de mal à cela. Lire le Tafsîr ne fait pas partie des obligations de l’apprentissage, mais si tu peux apprendre et lire le Tafsîr, c’est une bonne chose.

Et si tu ne peux pas faire les deux, apprends d’abord le Coran, et si tu en as l’occasion, lis le Tafsîr après l’apprentissage, car réunir l’apprentissage et le Tafsîr est meilleur si cela est possible.

Toutefois, s’il ne peux pas lire le Tafsîr et n’a que le temps pour apprendre, qu’il réduise le temps passé à l’apprentissage, et qu’il lise le Tafsîr.

Dans les deux cas, la mise en pratique du Coran est une obligation, l’apprentissage et la lecture du Tafsîr ne suffisent pas sans les actes.

Fatwa de cheikh Fawzan hadfidhahuLLAH,

Copié de 3ilm char3i, Tirée de son site Fatwa n°15999

Cheikh Salih Bin Fawzan Bin ‘Abdillah Al Fawzan – الشيخ صالح بن فوزان الفوزان

Pourquoi peu de gens mémorisent le Quran ? (cheikh al albani rahimahuLLAH)

ikhlas

Question :

« Une des autres choses que j’ai remarqué sur ce bien,
alhamdulillaah, l’éveil islamique, et cet intérêt pour la
science est que, malheureusement, la proportion de gens
se tournant vers la mémorisation du Livre d’Allah et aussi
vers les leçons où le tafsir est étudié est très faible. »

Cheikh Al Albani : « Très rare »

Q : « Si ce n’est pas inexistante, qu’en pensez vous? »

Cheikh : « C’est ce que j’ai mentionné dans certaines assises.

O frères, je veux voir l’un de vous qui a mémorisé le Qur’aan
De telle sorte que quand j’ai, par exemple, besoin d’un verset
et je ne suis pas capable de me le rappeler alors que je peux
obtenir de l’aide de certains d’entre vous.
Ceux qui mémorisent le Qur’aan, on n’en trouve
pas beaucoup, sauf de très rares. Et la cause tourne
entièrement autour du fait que la recherche de la
science aujourd’hui n’est pas fait sincèrement fait pour
le visage d’Allah. C’est une calamité. »

Q : « Une partie de cela aussi sont les leçons de tafsir,
aujourd’hui à Riyad nous avons seulement un nombre
très limité de leçons en tafsir. »

Cheikh : « Pardon? »

Q: Je disais que

Cheikh : Aujourd’hui, c’est comme si c’est au tour de l’étude
de la science du hadith et c’est tout.

Q: » Oui. »

Cheikh: « Et la raison est très claire, c’est le manque de
sincérité dans la recherche de la science pour Allah,
le Puissant et le Majestueux. »

Retranscrit par MINHAJ SUNNA,

Sites pour en savoir plus sur ce noble savant de la sunna (rahimahuLLAH) en français  – en arabe + lien pdf (sa vie, son oeuvre).