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Ne gâche pas tes plus belles années

Ne gâche pas tes plus belles années


Il n’y a pas d’âge pour commencer à apprendre le Coran, cependant il y’a des périodes de la vie ou cela est plus aisée.


On ne parle pas ici forcément de l’âge mais de l’intention et de la motivation de la personne.


Une fois que la décision ferme et prise, il faut avancer le mieux possible.

Avancer, ne veux pas dire avancer vite, mais selon ses capacités et son rythme.

Le principal étant d’être toujours sur ce chemin.


L’erreur qui est souvent répandue est d’être trop exigeante envers soi même.


Nous le répéterons jamais assez mais il vaut mieux commencer en douceur et augmenter ses capacités petit à petit et non faire le contraire car cela fini souvent malheureusement à un arrêt total (qu’Allah nous guide).


Si vous pouvez apprendre 1 verset par semaine c’est déjà très bien, cela reste toujours mieux qu’aucun apprentissage.

Il vaut mieux mémoriser peu mais de façon régulière.


Par contre pour celles qui ont le temps, la motivation et les capacités nous recommandons fortement l’apprentissage soutenu.

و الله تعالى أعلم

دار الطالبات

Les 2 méthodes d’apprentissage en groupe

بسم الله الرحمن الرحيم

Les 2 méthodes d’apprentissage en groupe

L’apprentissage du Coran en groupe est basé sur deux méthodes générales :

La première que l’on appelle « حرية » c’est à dire « libre ».

C’est le suivi personnalisé en groupe ou l’enseignante s’adapte au niveau et au rythme de chaque étudiante.


Elle convient parfaitement aux élèves avancées.


La seconde est la méthode « منهجية » c’est à dire suivi méthodique.


C’est l’apprentissage ou la révision collective d’une même partie du Coran dans un délai imparti.

Cette façon est très adaptée aux débutantes et intermédiaires.


Elle peut également convenir aux avancées dans le cas ou elles auraient terminé la mémorisation.


Pour cette rentrée 2020/2021, le merkez proposera ces deux méthodes إن شاء الله .

Puisse Allah nous accorder la réussite

مركز دار الطالبات

Récit de la vache (sourate al baqarah)

بسم الله الرحمن الرحيم

Récit de la vache (Sourate al baqarah)

Le Tout-Puissant rappelle aux fils Israël dans plusieurs versets du Quran Ses bienfaits sur eux, et particulièrement le miracle qu’Il produisit au sujet de la vache

 Ibn Abi Hatim rapporta que Obayda As-Salmani dit :

Il y avait un israélite qui était stérile mais très riche.

Son neveu était son héritier légal.

Un soir, il tua son oncle, porta son cadavre et le déposa devant la porte d’un habitant.

Le lendemain, il demanda le prix de sang de son oncle.

Les hommes se préparèrent à venger sa mort.

Des sages leur dirent :

Pourquoi voulez-vous vous entretuer alors que vous avez un Messager d’Allah parmi vous ?

Ils se rendirent auprès de Moussa عليه و سلم et lui racontèrent l’histoire, il leur dit :


إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُكُمْ أَن تَذْبَحُوا بَقَرَةً ۖ قَالُوا أَتَتَّخِذُنَا هُزُوًا ۖ قَالَ أَعُوذُ بِاللَّهِ أَنْ أَكُونَ مِنَ الْجَاهِلِينَ 

 » Certes, Allah vous ordonne d’immoler une vache.

Ils dirent : Nous prends-tu en moquerie ?.

Qu’Allah me garde d’être du nombres des ignorants. »


S’ils n’avaient pas objecté, la vache aurait été sacrifiée pour épargner leur sang, mais ils s’obstinèrent.

Ils cherchèrent la vache avant de la trouver chez un homme.

Ce dernier leur dit : Je ne la céderai qu’avec son poids en or.

Ils payèrent le prix demandé et égorgèrent la vache, puis frappèrent le cadavre de l’homme tué avec quelques-unes de ses parties.

Il se leva et les hommes lui demandèrent le nom de celui qui l’avait tué.

Il leur montra son neveu avant de mourir à nouveau.

Le neveu n’eut pas le droit à l’héritage.

Depuis, le tueur n’a plus le droit à l’héritage dans la législation islamique.

Ce récit fut rapporté par Ibn Jarir.

Et Allah est plus savant.

تفسير ابن كثير Extrait Tafsir ibn kathir

Darataalibat.

Les 2 sortes de fautes lors de la récitation

بسم الله الرحمن الرحيم

2fautes

La faute lors de la récitation du Coran sont de deux sortes

1 – La faute grave et évidente

C’est une faute qui se produit dans la prononciation des mots et qui déforme le sens. Il incombe à tout récitateur de s’en éloigner.

– C’est le cas lors de l’ajout ou de la suppression d’une lettre ,par exemple: le mot  » الرحيم  » ( Le Très Miséricordieux ), lorsque le lettre Ya  » ي  » est supprimée lors de la récitation, le mot devient  » الرحم  » ( l’utérus ).

– C’est aussi le cas lors de l’emphase d’une lettre légère que l’on doit délaisser, ou le contraire, par exemple: le mot  » عسى  » ( il se peut ), lorsque la lettre Sin  » س  » est emphatiquement prononcée lors de la récitation, le mot devient  » عصى  » ( il a désobéit ).

– C’est le cas également le cas lors de la modification des harakat ( voyelles ), par exemple: le mot  » َأنعمت  » ( tu as comblé de bienfaits ), lorsque le fatha  » َ  » est remplacé par un damma  » ُ  » lors de la récitation, le mot devient  » أنعمتُ  » ( j’ai comblé de bienfaits ).

Tout le monde remarque ce genre de faute, les spécialistes du tadjwid comme les gens du commun.

2 – La faute mineure et subtile

C’est une faute qui se produit dans la prononciation des mots, elle déforme ce qui est connu de la lecture, mais ne déforme pas le sens. Seuls les spécialistes du Tadjwid remarquent ce genre de faute.

– Comme l’absence de dissimulation du  » Noun as-Sakina  » ( نِْ ) dans le mot  » كنتم  » , ou le délaissement d’ al-Qalqala ( fort rebond de la lettre ) sur les lettres ou al-Qalqala doit être prononcée, ou l’exagération par la répétition de plusieurs Ra ( ر ) lors de la prononciation de cette même lettre.

Commettre ce genre de faute est détestable car celle-ci est contraire à la Sunnah.

Source : Livre « Les règles de tadjwid arabe/français. » Darataalibat


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Cette entrée a été publiée le novembre 15, 2019, dans Tadjwid.

A la découverte des katatibs كتاتيب (koutab)

A la découverte des katatibs كتاتيب (koutab)

A l’époque la mosquée n’était pas uniquement un lieu d’adoration, mais elle jouait le rôle d’un institut à part entière où les musulmans y apprenaient la lecture, l’écriture, le Coran, la jurisprudence, la langue arabe et bien d’autres sciences religieuses.

Par la suite, nous avons vu naître proche des mosquées ce que l’on appelle « koutâb » , endroit consacré particulièrement à l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, du Coran avec une approche de langue arabe.

Le koutab représentait en quelque sorte l’école primaire actuelle et les katâtîb étaient répandus à tel point que l’on pouvait compter environ 300 katâtîb dans une seule et même ville ! Parfois, un koutab comptait à lui seul plusieurs centaines voir des milliers d’élèves.

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Ensuite, sont apparues les madâris, construites près des mosquées et des katâtîb, ces écoles avaient la place des lycées et facultés que nous connaissons de nos jours.

L’enseignement y était totalement gratuit et accessible à n’importe quelle classe sociale. En effet, il n’y avait aucune distinction entre le fils d’un pauvre et le fils d’un riche ou bien entre le fils d’un commerçant, d’un ouvrier ou encore d’un artisan, plutôt, tous s’asseyaient les uns à côté des autres.

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On trouvait dans ces écoles deux sections distinctes : la section internat qui était prévue pour les étrangers ne pouvant être à la charge de leurs proches.

Alors, ils y séjournaient à titre gratuit, nourris, logés, ils avaient la possibilité d’accomplir des actes d’adoration, ou encore de lire, puisque chaque école disposait d’une salle de prière, de plusieurs salles de cours, d’un dortoir, d’une bibliothèque, d’une cuisine ainsi que d’une salle d’eau ; et pour certaines d’entre elles, ces écoles étaient même équipées de cours extérieures pour une pratique sportive…

Les dirigeants et hauts responsables de ces madâris faisaient parti des meilleurs savants et pour la plupart, réputés.

Dans les débuts de l’Islam, les enseignants ne prenaient aucun salaire en contrepartie de leur travail, ce n’est qu’après que le développement économique et social ont pu contribuer à la construction de ces madâris et que des fonds ont pu être récoltés pour entretenir ces écoles et rémunérer les professeurs, que ces professeurs ont obtenu un salaire plus ou moins important, mais qui de façon générale couvrait suffisamment leurs besoins.

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Pour pouvoir enseigner dans ces écoles, seul le professeur titulaire d’une attestation auprès d’un savant pouvait le faire. La tradition voulait que le cheikh écoute son élève lors des assises spécifiques ou bien que l’élève cite le nom de son cheikh dans sa chaîne transmission après sa mort, preuve faisant foi de cet héritage dans la science.

On comptait plusieurs types de madâris : certaines madâris étaient consacrées à l’apprentissage du Saint Coran, de sa mémorisation, sa récitation et son tafsir , d’autres -majoritairement-étaient spécifiques à l’étude du hadith , d’autres étaient ouvertes à la jurisprudence, ainsi, chaque madhhab a édifié sa propre école.

On trouvait également des écoles de médecine, des écoles uniquement pour les orphelins…

A ce propos, le savant An Nou’aymi (savant du 10e siècle hégirien ) cite dans son livre intitulé « L’étudiant au temps des madâris » : « Quant aux écoles de Damas, il y avait 7 écoles coraniques, 16 écoles de hadith, 3 écoles pour l’apprentissage du Coran et du hadith en même temps, 63 écoles chafi’ites, 52 écoles hanafites, 4 écoles malikites et 11 écoles hanbalites…sans compter les écoles de médecine et les autres écoles… »

Extrait de « Parmi les merveilles de notre civilisation » Moustafa As-Sibâi.

Traduction et correction : Darataalibat

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