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Récit de la vache (sourate al baqarah)

بسم الله الرحمن الرحيم

Récit de la vache (Sourate al baqarah)

Le Tout-Puissant rappelle aux fils Israël dans plusieurs versets du Quran Ses bienfaits sur eux, et particulièrement le miracle qu’Il produisit au sujet de la vache

 Ibn Abi Hatim rapporta que Obayda As-Salmani dit :

Il y avait un israélite qui était stérile mais très riche.

Son neveu était son héritier légal.

Un soir, il tua son oncle, porta son cadavre et le déposa devant la porte d’un habitant.

Le lendemain, il demanda le prix de sang de son oncle.

Les hommes se préparèrent à venger sa mort.

Des sages leur dirent :

Pourquoi voulez-vous vous entretuer alors que vous avez un Messager d’Allah parmi vous ?

Ils se rendirent auprès de Moussa عليه و سلم et lui racontèrent l’histoire, il leur dit :


إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُكُمْ أَن تَذْبَحُوا بَقَرَةً ۖ قَالُوا أَتَتَّخِذُنَا هُزُوًا ۖ قَالَ أَعُوذُ بِاللَّهِ أَنْ أَكُونَ مِنَ الْجَاهِلِينَ 

 » Certes, Allah vous ordonne d’immoler une vache.

Ils dirent : Nous prends-tu en moquerie ?.

Qu’Allah me garde d’être du nombres des ignorants. »


S’ils n’avaient pas objecté, la vache aurait été sacrifiée pour épargner leur sang, mais ils s’obstinèrent.

Ils cherchèrent la vache avant de la trouver chez un homme.

Ce dernier leur dit : Je ne la céderai qu’avec son poids en or.

Ils payèrent le prix demandé et égorgèrent la vache, puis frappèrent le cadavre de l’homme tué avec quelques-unes de ses parties.

Il se leva et les hommes lui demandèrent le nom de celui qui l’avait tué.

Il leur montra son neveu avant de mourir à nouveau.

Le neveu n’eut pas le droit à l’héritage.

Depuis, le tueur n’a plus le droit à l’héritage dans la législation islamique.

Ce récit fut rapporté par Ibn Jarir.

Et Allah est plus savant.

تفسير ابن كثير Extrait Tafsir ibn kathir

Darataalibat.

A la découverte des katatibs كتاتيب (koutab)

A la découverte des katatibs كتاتيب (koutab)

A l’époque la mosquée n’était pas uniquement un lieu d’adoration, mais elle jouait le rôle d’un institut à part entière où les musulmans y apprenaient la lecture, l’écriture, le Coran, la jurisprudence, la langue arabe et bien d’autres sciences religieuses.

Par la suite, nous avons vu naître proche des mosquées ce que l’on appelle « koutâb » , endroit consacré particulièrement à l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, du Coran avec une approche de langue arabe.

Le koutab représentait en quelque sorte l’école primaire actuelle et les katâtîb étaient répandus à tel point que l’on pouvait compter environ 300 katâtîb dans une seule et même ville ! Parfois, un koutab comptait à lui seul plusieurs centaines voir des milliers d’élèves.

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Ensuite, sont apparues les madâris, construites près des mosquées et des katâtîb, ces écoles avaient la place des lycées et facultés que nous connaissons de nos jours.

L’enseignement y était totalement gratuit et accessible à n’importe quelle classe sociale. En effet, il n’y avait aucune distinction entre le fils d’un pauvre et le fils d’un riche ou bien entre le fils d’un commerçant, d’un ouvrier ou encore d’un artisan, plutôt, tous s’asseyaient les uns à côté des autres.

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On trouvait dans ces écoles deux sections distinctes : la section internat qui était prévue pour les étrangers ne pouvant être à la charge de leurs proches.

Alors, ils y séjournaient à titre gratuit, nourris, logés, ils avaient la possibilité d’accomplir des actes d’adoration, ou encore de lire, puisque chaque école disposait d’une salle de prière, de plusieurs salles de cours, d’un dortoir, d’une bibliothèque, d’une cuisine ainsi que d’une salle d’eau ; et pour certaines d’entre elles, ces écoles étaient même équipées de cours extérieures pour une pratique sportive…

Les dirigeants et hauts responsables de ces madâris faisaient parti des meilleurs savants et pour la plupart, réputés.

Dans les débuts de l’Islam, les enseignants ne prenaient aucun salaire en contrepartie de leur travail, ce n’est qu’après que le développement économique et social ont pu contribuer à la construction de ces madâris et que des fonds ont pu être récoltés pour entretenir ces écoles et rémunérer les professeurs, que ces professeurs ont obtenu un salaire plus ou moins important, mais qui de façon générale couvrait suffisamment leurs besoins.

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Pour pouvoir enseigner dans ces écoles, seul le professeur titulaire d’une attestation auprès d’un savant pouvait le faire. La tradition voulait que le cheikh écoute son élève lors des assises spécifiques ou bien que l’élève cite le nom de son cheikh dans sa chaîne transmission après sa mort, preuve faisant foi de cet héritage dans la science.

On comptait plusieurs types de madâris : certaines madâris étaient consacrées à l’apprentissage du Saint Coran, de sa mémorisation, sa récitation et son tafsir , d’autres -majoritairement-étaient spécifiques à l’étude du hadith , d’autres étaient ouvertes à la jurisprudence, ainsi, chaque madhhab a édifié sa propre école.

On trouvait également des écoles de médecine, des écoles uniquement pour les orphelins…

A ce propos, le savant An Nou’aymi (savant du 10e siècle hégirien ) cite dans son livre intitulé « L’étudiant au temps des madâris » : « Quant aux écoles de Damas, il y avait 7 écoles coraniques, 16 écoles de hadith, 3 écoles pour l’apprentissage du Coran et du hadith en même temps, 63 écoles chafi’ites, 52 écoles hanafites, 4 écoles malikites et 11 écoles hanbalites…sans compter les écoles de médecine et les autres écoles… »

Extrait de « Parmi les merveilles de notre civilisation » Moustafa As-Sibâi.

Traduction et correction : Darataalibat

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Ce verset englobe toute la médecine

بسم الله الرحمن الرحيم

Allâh تعالى a dit (traduction rapprochée) :

« Et mangez et buvez; et ne commettez pas d’excès, car Il (Allâh) n’aime pas ceux qui commettent des excès. » (Sourate Al-A’raf verset 31)

Les savants expliquent que ce verset englobe toute la médecine, la modération dans la nourriture et la boisson comptant parmi les plus grandes causes qui préservent la santé.

Et parmi ce qui prouve la préservation de la santé en islâm, il y a le fait qu’il ait interdit l’alcool, et nul n’ignore l’étendue des effets néfastes que provoque l’alcool sur la santé.

En effet, il affaibli le coeur, effrite les reins, déchire le foie… et bien d’autres dégâts sont liés à la consommation de l’alcool.

Et parmi cela, il y a le fait que l’islâm ait interdit les turpitudes comme la fornication et l’homosexualité, et nul n’ignore les effets néfastes qu’elles provoquent.

Et parmi ceux-ci, les effets néfastes liés à la santé qui n’ont été découverts que récemment comme la syphilis, la gonorrhée, l’herpès, et sida et autres.

Et parmi ce qui prouve la préservation de la santé en islâm, il y a le fait que l’islâm ait interdit la viande de porc, connue de nos jours pour engendrer de nombreuses maladies dont l’une des plus concernée est le ver solitaire qui impacte terriblement la personne et qui cause sa mort dans la plupart des cas.

Et parmi les indications prouvant ceci, c’est-à-dire la préservation de la santé en islâm, figurent les découvertes relatives aux secrets que renferment les ablutions.

En effet, les ablutions préviennent contre les maladies dentaires et des fosses nasales.

Qui plus est, elles constituent un des remparts les plus importants contre la tuberculose, si bien que certains médecins ont affirmé :

« La principale porte d’entrée de cette maladie mortelle est le nez.

Des fosses nasales lavées quinze fois par jour sont plus à même d’être débarrassées de ce qui pourrait être la cause de cette terrible maladie. »

C’est pourquoi, cette maladie est rare chez les musulmans et répandue chez les occidentaux ; et la raison de cela, c’est que les musulmans se purifient cinq fois par jour pour la prière et lors de chaque purification, le musulman nettoie son nez à une, deux ou trois reprises.

Cheikh Muhammad Sa’îd Raslân – الشيخ محمد سعيد رسلان

✅ Publié par la chaîne Youtube – Ceci est notre croyance

Reprise sur le site 3ilm char3i.


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Qu’est-ce que les 7 terres ? Tafsir ibn kathirرحمه الله

بسم الله الرحمن الرحيم

7 terres

 »Et quant à la parole d’Allah ta’âlâ (Allah qui a créé sept cieux et autant de terres) :

c’est-à-dire aussi sept terres, comme il a été rapporté authentiquement dans les deux recueils de hadiths d’Al Bukhâri et Mouslim :

« Celui qui aura usurpé ne serait-ce qu’un empan de terrain le portera en carcan depuis sept terres » et également dans sahih al Bukhâri :

« Celui qui aura usurpé ne serait-ce qu’un empan de terrain sera englouti par cette terre le jour de la Résurrection jusqu’à la septième terre. »

Nous avons cité les versions et les chaînes de transmission de ce hadith au début du livre « Al bidâya wa-n-nihâya » lorsque nous avons évoqué la création de la Terre, et la louange appartient à Allah.

Et quiconque a interprété ’ les sept terres’ par les sept continents, s’est vraisemblablement trompé, sombrant alors dans la mauvaise interprétation, contredisant le Coran et les hadîths sans argument.

Il a été mentionné précédemment dans le commentaire de la sourate Al Hadîd verset 3 (A Lui appartient la souveraineté des cieux et de la terre. Il fait vivre et il fait mourir, et Il est Omnipotent.) : c’est-à-dire les sept terres, nous y avons évoqué la distance entre chacune de ces terres et dont l’épaisseur (de chaque terre) équivalait à une distance de 500 années, ceci est la parole d’ibn Mas’oud et d’autres.

Et il est dit dans un autre hadith : « Les sept cieux et tout ce qu’ils contiennent, et ce qu’il y a entre chaque ciel, ainsi que les sept terres et ce qu’elles contiennent et ce qu’il y a entre elles, comparés au kursiy ne sont que comme un anneau de fer jeté dans un désert. »

[Tafsir Ibn Kathir : sourate at Talâq v.12

وقوله تعالى ( ومن الأرض مثلهن ) أي سبعا أيضا ، كما ثبت في الصحيحين  » من ظلم قيد شبر من الأرض طوقه من سبع أرضين «  وفي صحيح البخاري  » خسف به إلى سبع أرضين «  وقد ذكرت طرقه وألفاظه وعزوه في أول  » البداية والنهاية «  عند ذكر خلق الأرض ولله الحمد والمنة .
ومن حمل ذلك على سبعة أقاليم فقد أبعد النجعة ، وأغرق في النزع ، وخالف القرآن ، والحديث بلا مستند . وقد تقدم في سورة الحديد عند قوله : ( هو الأول والآخر والظاهر والباطن ) [ الآية : 3 ] ذكر الأرضين السبع ، وبعد ما بينهن ، وكثافة كل واحدة منهن خمسمائة عام ، وهكذا قال ابن مسعود وغيره ، وكذا في الحديث الآخر  » ما السماوات السبع ، وما فيهن ، وما بينهن ، والأرضون السبع ، وما فيهن ، وما بينهن في الكرسي إلا كحلقة ملقاة بأرض فلاة « 

http://quran.ksu.edu.sa/tafseer/katheer/sura65-aya12.html#katheer

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Que signifie le terme Coran  »قرآن » ?

القرآن الكريم

القرآن في اللغة ‏:‏ مصدر قرأ بمعني تلا، أو بمعني جمع، تقول قرأ قرءًا وقرآنًا، كما تقول‏:‏ غفر غَفْرًا وغٌفرانًا، فعلى المعني الأول ‏(‏تلا‏)‏ يكون مصدرًا بمعنى اسم المفعول؛ أي بمعني متلوّ، وعلى المعني الثاني‏:‏ ‏(‏جَمَعَ‏)‏ يكون مصدرًا بمعني اسم الفاعل؛ أي بمعني جامع لجمعه الأخبار والأحكام ‏[‏ويمكن أن يكون بمعني اسم المفعول أيضًا، أي بمعني مجموع؛ لأنه جٌمع في المصاحف والصدور‏.‏‏]‏‏.‏

والقرآن في الشرع ‏:‏ كلام الله تعالى المنزل على رسوله وخاتم أنبيائه محمد ـ صلى الله عليه وسلم ـ المبدوء بسورة الفاتحة، المختوم بسورة الناس.

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La définition du terme Qo’ran :

Dans la langue arabe :

Il s’agit du masdar du verbe قرأ qui signifie soit تلا (réciter), soit rassembler, réunir, en effet, nous disons en arabe que ce masdar est du type فعلان on dit قرأ قرءا و قرآنا de la même forme que le verbe غفر غفرا و غفرانا

Selon la première signification c’est-à-dire (تلا) le terme Qor’an est un masdar mais qui a le sens d’un ismou maf’oul c’est-à-dire « la récitation » (ou « ce qui est récité ») et d’après la deuxième signification (c’est à dire جمع) il s’agit d’un masdar mais qui prend le sens d’un ismou fâ3il c’est-à-dire que le Qor’an regroupe les récits et les règles législatives.

Néanmoins, ce terme peut également prendre la place d’un ism maf3oul dans la mesure où l’ensemble du Qor’an a été réuni dans des exemplaires et réuni dans les poitrines (par sa mémorisation).

Du point de vue religieux :

Il s’agit de la parole d’Allah ta3âlâ révélé à son dernier prophète et messager Muhammed ـ صلى الله عليه وسلم ـ qui débute par sourate Al-Fâtiha et qui se termine par sourate An-Nâss.


Traduction : Darataalibat

Source :Oussoul fi tasfir de sheikh 3outheymine رحمه الله

أصول في التفسير المؤلف: محمد بن صالح العثيمين