La détermination des salafs (رحمهم الله) à passer l’idjaza en Coran

بسم الله الرحمن الرحيم

La détermination des salafs (رحمهم الله) à passer l’idjaza en Coran

Les pieux prédécesseurs رحمهم الله considéraient l’apprentissage du Coran comme une base dans la quête du savoir.

Ils recevaient donc le Coran avec une chaîne de transmission ininterrompue de leurs savants, qui eux-mêmes l’avaient reçu de ceux qui les avaient précédés.

Parmi eux, on trouve :

L’imam Abou Hanifa رحمه الله (décédé en 150 H) :
Il a reçu la lecture du Coran en récitation complète de Al-A’mash, ‘Asim et ‘Abd Ar-Rahman Ibn Abi Layla.
Il a également transmis la lecture à Al-Hassan Ibn Ziyad رحمه الله.

L’imam Al-Layth Ibn Sa’d رحمه الله (décédé en 175 H) :
Il a reçu la lecture du Coran de Nafi’ رحمه الله.
Il l’a ensuite transmise à son fils Shu’ayb ainsi qu’à Ibn Wahb رحمهما الله.

L’imam Malik رحمه الله (décédé en 179 H) :
Il a reçu la lecture du Coran en récitation complète de Nafi’ Ibn Abi Nu’aym رحمه الله.
Il l’a ensuite transmise à Abou ‘Amr Al-Awza’i et Yahya Ibn Sa’id رحمهما الله.

L’imam Ash-Shafi’i رحمه الله (décédé en 204 H) :
Il a reçu la lecture du Coran en récitation complète de Isma’il Ibn ‘Abd Allah Ibn Qustantin رحمه الله.
Et il l’a transmise à : Muhammad Ibn ‘Abd Allah Ibn ‘Abd Al-Hakam رحمه الله….et plusieurs autres.

De jeunes enfants détenants une chaîne de transmission du Coran


Allah a facilité la récitation et la mémorisation du Coran pour les musulmans.

Ainsi, tout comme les adultes le mémorisent, les jeunes enfants le mémorisent également.
En effet, Abu Muhammad Abdallah ibn Muhammad al-Asbahani a mémorisé le Coran à l’âge de cinq ans.

Très tôt, les jeunes se sont à leur tour empressé d’appartenir à une chaîne de transmission.
Parmi ces jeunes détenteurs de chaînes de transmission figurent :

Abd al-Samâd ibn Abd al-Rahman al-Andalusi al-Achy (qu’Allah lui fasse miséricorde) :
Il a reçu le Coran de son père oralement et a écouté de lui plusieurs ouvrages alors qu’il était âgé de moins de dix ans.


Abu Ja’far (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit à son sujet :
« De même, d’autres personnes ont rapporté de lui. »

Zayd ibn al-Hassan ibn Zayd ibn Himyar al-Kindî al-Baghdadi (qu’Allah lui fasse miséricorde) :


Il a récité le Coran selon les dix lectures à l’âge de dix ans.
Ad-Dhahabi (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit à son sujet :


« C’est une chose sans précédent pour quelqu’un de son âge . Puis il vécut jusqu’à ce qu’il devienne la référence ultime en matière de transmission dans les lectures coraniques et le hadith.»

Ali ibn al-Hassan al-Hadrami (qu’Allah lui fasse miséricorde) :


Il a récité le Coran sur Abd al-Rahman ibn al-Hassan al-Khazradjiy et sur ibn Muhammad al-Ansari à l’âge de dix ans.

Muhammad ibn Aḥmad al-Mawsiliy surnommé « la torche », a appris les lectures du Coran dès son jeune âge auprès de ʿAlī ibn ʿAbd al-ʿAzīz al-Arbaliy.

Muhammad ibn Ahmad as-sâigh a récité le Coran avec les différentes lectures auprès d’Ibn Nâshirah jusqu’à la sourate al-Fajr (L’aube).

Ensuite, il lui fut interdit de conclure (sa récitation), comme s’il était mis à l’épreuve avant d’être autorisé à recevoir l’ijâza. As-sâigh dit :

«Cela a été difficile pour moi. Alors, je me suis tourné vers notre cheikh Al-Kamâl Ad-darir – le gendre d’ Ach-châtibi – et je lui ai raconté l’histoire.


Il me dit : « Si demain arrive et que le cheikh est assis, alors prends ma main et mène-moi à lui. » »


Il ajouta : «Quand nous sommes arrivés le matin et que le cheikh est venu, je suis allé voir Al-Kamâl et je l’ai pris par la main de son emplacement jusqu’à Ibn Nâshira, ils discutèrent pendant une heure, puis il dit : “Pourquoi ne l’as-tu pas laissé terminer? »


Le cheikh répondit : « Ô mon cher, les gens sont nombreux et celui-ci est encore jeune. Et Allah seul sait quand ceux-là (les autres étudiants) achèveront leur apprentissage auprès de nous. »


Alors, al-Kamâl saisit ses cuisses et dit : Écoute, nous accordons la Ijâza à celui qui persévère et endure. Peut-être en émergera-t-il une personne qui sera utile aux gens et par laquelle on se souviendra de nous.

Et qui sait ? Peut-être s’agira-t-il de lui.” Puis, il fit un geste vers moi.

[Et ce qui est voulu ici est : nous écoutons tout le monde , qu’il soit grand ou petit]


Par Allah, ce fut une mukâchafa (révélation spirituelle) de la part du cheikh, car en effet, parmi toutes ces créatures (ces étudiants), il ne reste sur la surface de la terre que moi pour rapporter de ces deux-là. »

Je demande à Allah de nous accorder la mémorisation de Son Livre, une mémorisation parfaite, accompagnée de méditation et de mise en pratique.
Que la prière et la paix d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et tous ses compagnons.

Traduction : Darataalibat

La division des sourates dans le Coran

بسم الله الرحمن الرحيم

La division des sourates dans le Coran

(Tiré de l’explication d’un hadith)

« أُعطِيتُ مكانَ التَّوراةِ السَّبعَ الطِّوالَ ، وأُعطِيتُ مكانَ الزَّبورِ المئين ، وأُعطِيتُ مكانَ الإنجيلِ المثانيَ ، وفُضِّلتُ بالمُفصَّلِ « 
الراوي : واثلة بن الأسقع الليثي أبو فسيلة | المحدث : الألباني | المصدر : بداية السول | الصفحة أو الرقم : 59 | خلاصة حكم المحدث : صحيح | التخريج : أخرجه أحمد

«On m’a donné à la place de la Torah, les sept longues (sourates), et on m’a donné, à la place
du Zabour (les Psaumes) les sourates comportant une centaine de versets (les Mi’în), et on
m’a donné à la place de l’Évangile, les sourates répétées (al-mathâni), et j’ai été privilégié par
les sourates détaillées (al-Mufassal).»

Narrateur : Wâthila ibn al-Asqa‘ al-Laythî Abû Fusayla
Authentificateur : Al-Albânî
Source : Bidâyat as-Sûl, page ou numéro : 59
Jugement du hadith : Authentique
Références : Rapporté par Ahmad (16982), At-Tabarânî (22/76) (187), et Al-Bayhaqî dans
Shu‘ab al-Îmân (2415) avec une légère variation.

Explication :

« On m’a donné à la place de la Torah »

Ce qui signifie qu’Allah عزوجل m’a accordé, en remplacement de la Torah et de son contenu, les sept longues sourates.

La Torah est le Livre révélé par Allah عزوجل à Moussa السلام عليه.

Quant aux sept longues, il s’agit de sept grandes sourates, qui, selon certaines interprétations, vont de la sourate Al-Baqara à la sourate At-Tawba.


Un autre avis considère que la septième sourate est Al-Anfal et At-Tawba regroupées en une
seule.

Ces sourates contiennent des paraboles, récits, exhortations, prescriptions, limites
légales, histoires et jugements.

Le Prophète صلى الله عليه وسلم poursuit :

“On m’a donné, à la du Zabour (les Psaumes), les sourates comportant une centaine de versets (les Mi’în).”

Le Zabour (les Psaumes) est le Livre révélé par Allah عزوجل à Dawud السلام عليه .

Les Mi’în(les sourates des centaines) désignent les sourates dont le nombre de versets dépasse cent.

Certains savants disent qu’elles commencent après la sourate Al-Kahf, car chacune d’elles dépasse les cent versets, ou bien qu’elles incluent les sourates qui contiennent des récits et enseignements.

Puis, il dit صلى الله عليه وسلم” :

« On m’a donné à la place de l’Évangile, les sourates répétées (al mathâni).”

L’Injil (Évangile) est le Livre révélé par Allah عزوجل à ‘Isa عليه والسلام.

Quant aux Mathâni (sourates répétées), elles désignent soit :

  • Les sourates dont le nombre de versets est égal ou inférieur à cent.
  • Les sourates dont le nombre de versets est égal ou inférieur à cent.
  • Toutes les sourates à l’exception des sept longues, jusqu’au début des sourates courtes
    (Mufassal).
  • Celles appelées ainsi car elles suivent les sept longues ou parce qu’elles sont plus courtes
    que les Mî’în tout en étant plus longues que les Mufassal.
  • Selon certains, il s’agit de la sourate Al-Fatiha, appelée ainsi car elle contient sept versets,
    est récitée dans chaque prière et n’a été révélée à aucune autre communauté avant la nôtre.


Enfin, le Prophète صلى الله عليه وسلم conclut :

“Et j’ai été privilégié par les sourates détaillées (al Mufassal)”

C’est-à-dire qu’Allah عزوجل m’a favorisé en me révélant les sourates Mufassal, qui sont les sourates courtes du Coran.

Certains savants considèrent qu’elles commencent à partir de la sourate Al-Hujurat jusqu’à la fin du Coran, tandis que d’autres ont proposé une autre délimitation (Qaf jusqu’à an nas).

والله تعالى أعلم

Source : https://dorar.net/hadith/sharh/148991

Traduction et compilation : Darataalibat

L’importance de la transmission (el isnad) dans le Coran

L’importance de la transmission (el isnad) dans le Coran

L’importance de la transmission (Al-Isnâd) dans le Coran

La transmission dans le Coran : cela consiste à réciter le Coran dans son entièreté à un professeur, qui le transmet avec une chaîne de transmission (Isnâd) remontant jusqu’au Prophète صلى الله عليه و سلم.

L’Imam As-Suyûtî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit :

« L’autorisation (Al-Ijâza) est comme un certificat délivré par le maître à l’élève. »

La lecture du Coran avec une Ijâza est une pratique suivie par les pieux prédécesseurs.

Ibn Al-Jazariy (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit :

« Les pieux prédécesseurs disaient : La lecture est une tradition suivie, qu’on apprend de celui qui la précède. »

Parmi les fruits de l’Ijâza dans le Coran :

1. Le fait de recevoir le Coran avec une chaîne de transmission ininterrompue est l’un des moyens de préserver le Livre d’Allah, comme Allah le dit :

« En vérité, c’est Nous qui avons révélé le Coran, et c’est Nous qui en sommes gardiens. »

Cela constitue une particularité de cette communauté.

2. Cela permet d’assurer la maîtrise de la récitation, l’exactitude de la transmission et la protection contre les erreurs.

3. Le détenteur de l’Ijâza est honoré de faire partie de la chaîne des gardiens du Livre d’Allah à travers la transmission.

Traduction : Darataalibat

Comment jongler entre la révision et la mémorisation ?

بسم الله الرحمن الرحيم

Joindre entre la mémorisation et la révision

La mémorisation ne s’encre que par la révision.

Ibn Al Jawzi – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit :

« La constance est un grand principe et combien de personnes ont délaissé la révision après la mémorisation, et ont ainsi perdu beaucoup de temps à essayer de se rappeler une mémorisation oubliée. » (Livre : Les pensées précieuses)

Et celui qui a appris le Coran dans son entièreté en délaissant la révision, puis retourne à ce qu’il a précédemment appris, le trouvera certes totalement oublié.

La meilleure façon de procéder est de joindre la mémorisation à la révision.

La méthode à suivre est la suivante :

1 – Durant la mémorisation de la sourate An-nass à la sourate Al-ahqaf, révise chaque jour la moitié d’un juzz (±10 pages) jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

2 – Durant la mémorisation de la sourate Al-jathiya à la sourate Al-Ankabut, révise chaque jour un juzz (±20 pages) en débutant de la Sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

3 – Durant la mémorisation de la sourate Al-qasas à la sourate Al-kahf, révise chaque jour un juzz et demi (±30 pages) en débutant de la sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

4 – Durant la mémorisation de la sourate Al-isra à la sourate At-tawba, révise chaque jour 2 juzz (±40 pages) en débutant de la sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

5 – Durant la mémorisation de la sourate Al-anfal à la sourate Al-maïdah, révise chaque jour 2 juzz et demi (±50 pages) en débutant de la sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

6 – Durant l’apprentissage de la sourate An-nissa à la sourate Al-baqarah, révise chaque jour 3 juzz (±60 pages) en débutant de la sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

Et voici un résumé dans le tableau ci – dessous :

Lorsque tu as terminé l’apprentissage du Coran dans son intégralité en ayant maintenu sa révision, alors passe à l’étape du perfectionnement…

Source : Abd Mouhsin ibn Mohamed Al-Qassim أسهل طريقة لحفظ القرآن الكريم

Traduction : Darataalibat