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Exégèse du verset

Tafsir verset sourate al a3raf (Cheikh ibn baz رحمه الله)

Exégèse du verset 181 (Sourate Al A’raf)

{ وَمِمَّنْ خَلَقْنَا أُمَّةٌ يَهْدُونَ بِالْحَقِّ وَبِهِ يَعْدِلُونَ }


{Et parmi ceux que Nous avons créés, il est une communauté qui guide (les autres) selon la vérité et qui, par elle, exerce la justice.}


(Sourate Al-A‘râf, verset 181)

Il est rapporté dans les récits traditionnels (provenant des pieux prédécesseurs) que la communauté mentionnée dans ce verset désigne la communauté mohammadienne.


Saïd a rapporté d’après Qatâda, dans l’interprétation de ce verset :


« Il m’est parvenu que le Prophète صلى الله عليه وسلم disait, lorsqu’il récitait ce verset : “Ceci est pour vous, et le peuple qui vous a précédés a reçu quelque chose de semblable


{وَمِنْ قَوْمِ مُوسَى أُمَّةٌ يَهْدُونَ بِالْحَقِّ وَبِهِ يَعْدِلُونَ}


{ Parmi le peuple de Moïse, il est une communauté qui guide (les autres) selon la vérité et qui, par elle, exerce la justice.} »

(Sourate Al-A‘râf, verset 159)

Abou Ja’far Al-Razi a rapporté, d’après Al-Rabi’ ibn Anas, au sujet de la parole d’Allah, exalté soit-Il :


« Et parmi ceux que Nous avons créés, il est une communauté qui guide selon la vérité et qui, grâce à elle, exerce la justice. »


(Sourate Al-A‘râf, verset 181)

Il a dit : Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit :


« Il y aura parmi ma communauté des gens qui resteront attachés à la vérité jusqu’à ce que ‘Issa, fils de Maryam, descende. »

Dans les deux Sahih (Al-Bukhari et Muslim), d’après Mu‘âwiyah ibn Abî Sufyân, il a été rapporté que le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit :


« Une partie de ma communauté ne cessera d’apparaître fermement attachée à la vérité.

Ceux qui les délaisseront ou s’opposeront à eux ne leur nuiront en rien, jusqu’à ce que l’Heure survienne.»


Et dans une autre version :


« … jusqu’à ce que survienne l’ordre d’Allah, et ils resteront ainsi. »

Cheikh Ibn Baz a dit :


« Ce qui indique que ce verset concerne cette communauté est la parole d’Allah, Glorifié et Exalté soit-Il :


“Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les gens : vous ordonnez le bien, interdisez le mal et croyez en Allah.”


(Sourate Âl ‘Imrân, verset 110)

Par “communauté” (umma), il est entendu un groupe :


“Et parmi ceux que Nous avons créés, il est une communauté qui guide selon la vérité et qui, grâce à elle, exerce la justice.”


(Sourate Al-A‘râf, verset 181)

Il y aura toujours un groupe victorieux sur la vérité, que ne nuira ni celui qui les délaissera ni celui qui leur sera opposé, jusqu’à ce que survienne l’ordre d’Allah, Glorifié et Exalté soit-Il.

Ce passage signifie que c’est une bonne nouvelle de la part du Prophète صلى الله عليه وسلم indiquant que la vérité ne disparaîtra jamais de cette communauté.

Il y aura toujours, en son sein, des personnes croyantes en Allah et au Jour dernier, appelant à Allah et guidant vers Lui, et ce, jusqu’à l’approche de l’Heure.

Cela fait référence au moment où soufflera le vent doux qui recueillera les âmes des croyants et des croyantes.

Dans le hadith, « jusqu’à ce que l’Heure arrive » signifie : jusqu’à ce que sa venue devienne imminente, ce qui se manifestera par l’apparition de ce vent doux par lequel Allah reprendra les âmes des croyants et des croyantes. Il ne restera alors que les mauvais, et c’est sur eux que l’Heure se lèvera.

Comme le Prophète صلى الله عليه وسلم l’a mentionné dans un hadith authentique : « L’Heure ne surviendra pas tant qu’il ne sera plus dit sur terre : Allah, Allah », et dans une autre version : « … tant qu’il ne sera plus dit sur terre : Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah ».

Ainsi, l’Heure se lèvera sur les pires des créatures, sur des gens qui n’adoreront pas Allah, mais d’autres divinités.

Cependant, cela ne se produira qu’après la survenue des signes majeurs expliqués par le Prophète صلى الله عليه وسلم, notamment le lever du soleil depuis l’Occident.

C’est après cet événement que le vent doux soufflera, après l’apparition des derniers signes.

Cela signifie qu’avant que le feu ne surgisse pour rassembler les gens, ils demeureront sur terre pendant la durée qu’Allah voudra après le lever du soleil depuis l’Occident.

De même, après la sortie de la Bête, ils resteront autant qu’Allah le décidera, puis Allah enverra le vent doux. »

Traduction : Darataalibat

Source : Ibnbaz.org.sa

La détermination des salafs (رحمهم الله) à passer l’idjaza en Coran

بسم الله الرحمن الرحيم

La détermination des salafs (رحمهم الله) à passer l’idjaza en Coran

Les pieux prédécesseurs رحمهم الله considéraient l’apprentissage du Coran comme une base dans la quête du savoir.

Ils recevaient donc le Coran avec une chaîne de transmission ininterrompue de leurs savants, qui eux-mêmes l’avaient reçu de ceux qui les avaient précédés.

Parmi eux, on trouve :

L’imam Abou Hanifa رحمه الله (décédé en 150 H) :
Il a reçu la lecture du Coran en récitation complète de Al-A’mash, ‘Asim et ‘Abd Ar-Rahman Ibn Abi Layla.
Il a également transmis la lecture à Al-Hassan Ibn Ziyad رحمه الله.

L’imam Al-Layth Ibn Sa’d رحمه الله (décédé en 175 H) :
Il a reçu la lecture du Coran de Nafi’ رحمه الله.
Il l’a ensuite transmise à son fils Shu’ayb ainsi qu’à Ibn Wahb رحمهما الله.

L’imam Malik رحمه الله (décédé en 179 H) :
Il a reçu la lecture du Coran en récitation complète de Nafi’ Ibn Abi Nu’aym رحمه الله.
Il l’a ensuite transmise à Abou ‘Amr Al-Awza’i et Yahya Ibn Sa’id رحمهما الله.

L’imam Ash-Shafi’i رحمه الله (décédé en 204 H) :
Il a reçu la lecture du Coran en récitation complète de Isma’il Ibn ‘Abd Allah Ibn Qustantin رحمه الله.
Et il l’a transmise à : Muhammad Ibn ‘Abd Allah Ibn ‘Abd Al-Hakam رحمه الله….et plusieurs autres.

De jeunes enfants détenants une chaîne de transmission du Coran


Allah a facilité la récitation et la mémorisation du Coran pour les musulmans.

Ainsi, tout comme les adultes le mémorisent, les jeunes enfants le mémorisent également.
En effet, Abu Muhammad Abdallah ibn Muhammad al-Asbahani a mémorisé le Coran à l’âge de cinq ans.

Très tôt, les jeunes se sont à leur tour empressé d’appartenir à une chaîne de transmission.
Parmi ces jeunes détenteurs de chaînes de transmission figurent :

Abd al-Samâd ibn Abd al-Rahman al-Andalusi al-Achy (qu’Allah lui fasse miséricorde) :
Il a reçu le Coran de son père oralement et a écouté de lui plusieurs ouvrages alors qu’il était âgé de moins de dix ans.


Abu Ja’far (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit à son sujet :
« De même, d’autres personnes ont rapporté de lui. »

Zayd ibn al-Hassan ibn Zayd ibn Himyar al-Kindî al-Baghdadi (qu’Allah lui fasse miséricorde) :


Il a récité le Coran selon les dix lectures à l’âge de dix ans.
Ad-Dhahabi (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit à son sujet :


« C’est une chose sans précédent pour quelqu’un de son âge . Puis il vécut jusqu’à ce qu’il devienne la référence ultime en matière de transmission dans les lectures coraniques et le hadith.»

Ali ibn al-Hassan al-Hadrami (qu’Allah lui fasse miséricorde) :


Il a récité le Coran sur Abd al-Rahman ibn al-Hassan al-Khazradjiy et sur ibn Muhammad al-Ansari à l’âge de dix ans.

Muhammad ibn Aḥmad al-Mawsiliy surnommé « la torche », a appris les lectures du Coran dès son jeune âge auprès de ʿAlī ibn ʿAbd al-ʿAzīz al-Arbaliy.

Muhammad ibn Ahmad as-sâigh a récité le Coran avec les différentes lectures auprès d’Ibn Nâshirah jusqu’à la sourate al-Fajr (L’aube).

Ensuite, il lui fut interdit de conclure (sa récitation), comme s’il était mis à l’épreuve avant d’être autorisé à recevoir l’ijâza. As-sâigh dit :

«Cela a été difficile pour moi. Alors, je me suis tourné vers notre cheikh Al-Kamâl Ad-darir – le gendre d’ Ach-châtibi – et je lui ai raconté l’histoire.


Il me dit : « Si demain arrive et que le cheikh est assis, alors prends ma main et mène-moi à lui. » »


Il ajouta : «Quand nous sommes arrivés le matin et que le cheikh est venu, je suis allé voir Al-Kamâl et je l’ai pris par la main de son emplacement jusqu’à Ibn Nâshira, ils discutèrent pendant une heure, puis il dit : “Pourquoi ne l’as-tu pas laissé terminer? »


Le cheikh répondit : « Ô mon cher, les gens sont nombreux et celui-ci est encore jeune. Et Allah seul sait quand ceux-là (les autres étudiants) achèveront leur apprentissage auprès de nous. »


Alors, al-Kamâl saisit ses cuisses et dit : Écoute, nous accordons la Ijâza à celui qui persévère et endure. Peut-être en émergera-t-il une personne qui sera utile aux gens et par laquelle on se souviendra de nous.

Et qui sait ? Peut-être s’agira-t-il de lui.” Puis, il fit un geste vers moi.

[Et ce qui est voulu ici est : nous écoutons tout le monde , qu’il soit grand ou petit]


Par Allah, ce fut une mukâchafa (révélation spirituelle) de la part du cheikh, car en effet, parmi toutes ces créatures (ces étudiants), il ne reste sur la surface de la terre que moi pour rapporter de ces deux-là. »

Je demande à Allah de nous accorder la mémorisation de Son Livre, une mémorisation parfaite, accompagnée de méditation et de mise en pratique.
Que la prière et la paix d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et tous ses compagnons.

Traduction : Darataalibat

La division des sourates dans le Coran

بسم الله الرحمن الرحيم

La division des sourates dans le Coran

(Tiré de l’explication d’un hadith)

« أُعطِيتُ مكانَ التَّوراةِ السَّبعَ الطِّوالَ ، وأُعطِيتُ مكانَ الزَّبورِ المئين ، وأُعطِيتُ مكانَ الإنجيلِ المثانيَ ، وفُضِّلتُ بالمُفصَّلِ « 
الراوي : واثلة بن الأسقع الليثي أبو فسيلة | المحدث : الألباني | المصدر : بداية السول | الصفحة أو الرقم : 59 | خلاصة حكم المحدث : صحيح | التخريج : أخرجه أحمد

«On m’a donné à la place de la Torah, les sept longues (sourates), et on m’a donné, à la place
du Zabour (les Psaumes) les sourates comportant une centaine de versets (les Mi’în), et on
m’a donné à la place de l’Évangile, les sourates répétées (al-mathâni), et j’ai été privilégié par
les sourates détaillées (al-Mufassal).»

Narrateur : Wâthila ibn al-Asqa‘ al-Laythî Abû Fusayla
Authentificateur : Al-Albânî
Source : Bidâyat as-Sûl, page ou numéro : 59
Jugement du hadith : Authentique
Références : Rapporté par Ahmad (16982), At-Tabarânî (22/76) (187), et Al-Bayhaqî dans
Shu‘ab al-Îmân (2415) avec une légère variation.

Explication :

« On m’a donné à la place de la Torah »

Ce qui signifie qu’Allah عزوجل m’a accordé, en remplacement de la Torah et de son contenu, les sept longues sourates.

La Torah est le Livre révélé par Allah عزوجل à Moussa السلام عليه.

Quant aux sept longues, il s’agit de sept grandes sourates, qui, selon certaines interprétations, vont de la sourate Al-Baqara à la sourate At-Tawba.


Un autre avis considère que la septième sourate est Al-Anfal et At-Tawba regroupées en une
seule.

Ces sourates contiennent des paraboles, récits, exhortations, prescriptions, limites
légales, histoires et jugements.

Le Prophète صلى الله عليه وسلم poursuit :

“On m’a donné, à la du Zabour (les Psaumes), les sourates comportant une centaine de versets (les Mi’în).”

Le Zabour (les Psaumes) est le Livre révélé par Allah عزوجل à Dawud السلام عليه .

Les Mi’în(les sourates des centaines) désignent les sourates dont le nombre de versets dépasse cent.

Certains savants disent qu’elles commencent après la sourate Al-Kahf, car chacune d’elles dépasse les cent versets, ou bien qu’elles incluent les sourates qui contiennent des récits et enseignements.

Puis, il dit صلى الله عليه وسلم” :

« On m’a donné à la place de l’Évangile, les sourates répétées (al mathâni).”

L’Injil (Évangile) est le Livre révélé par Allah عزوجل à ‘Isa عليه والسلام.

Quant aux Mathâni (sourates répétées), elles désignent soit :

  • Les sourates dont le nombre de versets est égal ou inférieur à cent.
  • Les sourates dont le nombre de versets est égal ou inférieur à cent.
  • Toutes les sourates à l’exception des sept longues, jusqu’au début des sourates courtes
    (Mufassal).
  • Celles appelées ainsi car elles suivent les sept longues ou parce qu’elles sont plus courtes
    que les Mî’în tout en étant plus longues que les Mufassal.
  • Selon certains, il s’agit de la sourate Al-Fatiha, appelée ainsi car elle contient sept versets,
    est récitée dans chaque prière et n’a été révélée à aucune autre communauté avant la nôtre.


Enfin, le Prophète صلى الله عليه وسلم conclut :

“Et j’ai été privilégié par les sourates détaillées (al Mufassal)”

C’est-à-dire qu’Allah عزوجل m’a favorisé en me révélant les sourates Mufassal, qui sont les sourates courtes du Coran.

Certains savants considèrent qu’elles commencent à partir de la sourate Al-Hujurat jusqu’à la fin du Coran, tandis que d’autres ont proposé une autre délimitation (Qaf jusqu’à an nas).

والله تعالى أعلم

Source : https://dorar.net/hadith/sharh/148991

Traduction et compilation : Darataalibat

Comment jongler entre la révision et la mémorisation ?

بسم الله الرحمن الرحيم

Joindre entre la mémorisation et la révision

La mémorisation ne s’encre que par la révision.

Ibn Al Jawzi – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit :

« La constance est un grand principe et combien de personnes ont délaissé la révision après la mémorisation, et ont ainsi perdu beaucoup de temps à essayer de se rappeler une mémorisation oubliée. » (Livre : Les pensées précieuses)

Et celui qui a appris le Coran dans son entièreté en délaissant la révision, puis retourne à ce qu’il a précédemment appris, le trouvera certes totalement oublié.

La meilleure façon de procéder est de joindre la mémorisation à la révision.

La méthode à suivre est la suivante :

1 – Durant la mémorisation de la sourate An-nass à la sourate Al-ahqaf, révise chaque jour la moitié d’un juzz (±10 pages) jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

2 – Durant la mémorisation de la sourate Al-jathiya à la sourate Al-Ankabut, révise chaque jour un juzz (±20 pages) en débutant de la Sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

3 – Durant la mémorisation de la sourate Al-qasas à la sourate Al-kahf, révise chaque jour un juzz et demi (±30 pages) en débutant de la sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

4 – Durant la mémorisation de la sourate Al-isra à la sourate At-tawba, révise chaque jour 2 juzz (±40 pages) en débutant de la sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

5 – Durant la mémorisation de la sourate Al-anfal à la sourate Al-maïdah, révise chaque jour 2 juzz et demi (±50 pages) en débutant de la sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

6 – Durant l’apprentissage de la sourate An-nissa à la sourate Al-baqarah, révise chaque jour 3 juzz (±60 pages) en débutant de la sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

Et voici un résumé dans le tableau ci – dessous :

Lorsque tu as terminé l’apprentissage du Coran dans son intégralité en ayant maintenu sa révision, alors passe à l’étape du perfectionnement…

Source : Abd Mouhsin ibn Mohamed Al-Qassim أسهل طريقة لحفظ القرآن الكريم

Traduction : Darataalibat

L’histoire de 3ouzayr عليه والسلام

L’histoire de 3ouzayr عليه والسلام

أَوْ كَالَّذِي مَرَّ عَلَى قَرْيَةٍ وَهِيَ خَاوِيَةٌ عَلَى عُرُوشِهَا قَالَ أَنَّىَ يُحْيِي هََذِهِ اللّهُ بَعْدَ مَوْتِهَا فَأَمَاتَهُ اللّهُ مِئَةَ عَامٍ ثُمَّ بَعَثَهُ قَالَ كَمْ لَبِثْتَ قَالَ لَبِثْتُ يَوْمًا أَوْ بَعْضَ يَوْمٍ قَالَ بَل لَّبِثْتَ مِئَةَ عَامٍ فَانظُرْ إِلَى طَعَامِكَ وَشَرَابِكَ لَمْ يَتَسَنَّهْ وَانظُرْ إِلَى حِمَارِكَ وَلِنَجْعَلَكَ آيَةً لِّلنَّاسِ وَانظُرْ إِلَى العِظَامِ كَيْفَ نُنشِزُهَا ثُمَّ نَكْسُوهَا لَحْمًا فَلَمَّا تَبَيَّنَ لَهُ قَالَ أَعْلَمُ أَنَّ اللّهَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ ﴿٢٥٩

« Ou comme celui qui passait par un village désert et dévasté: «Comment Allah va-t-Il redonner la vie à celui-ci après sa mort ? » dit-il. Allah donc le fit mourir et le garda ainsi pendant cent ans. Puis Il le ressuscita en disant : «Combien de temps as-tu demeuré ainsi ?» «Je suis resté un jour, dit l’autre, ou une partie d’une journée.» «Non! dit Allah, tu es resté cent ans. Regarde donc ta nourriture et ta boisson : rien ne s’est gâté; mais regarde ton âne… Et pour faire de toi un signe pour les gens, et regarde ces ossements, comment Nous les assemblons et les revêtons de chair». Et devant l’évidence, il dit : «Je sais qu’Allah est Omnipotent »

Selon Ibn Abi Hâtim, Nâjia ibn Kaab rapporta que Ali ibn Abi Tâlib dit que l’homme cité dans ce verset était Ezra…

Mojâhid ibn Jabr dit que ce verset se rapporte à un homme des enfants d’Israël, le village cité ici est Jérusalem.

L’homme passa par le village à la suite de sa destruction par Nebukhadnasr et l’extermination de sa population.

وهي خاوية

« Un village désert »

C’est à dire vidé de sa population.

على عروشها

« Et dévasté »

dont les toits et les murs furent détruits et ramenés au sol. Ezra se tint debout au milieu de ce village réfléchissant sur ce qui s’était passé dans la cité qui avait connu une grande civilisation.

Il se demanda alors :

أَنَّىٰ يُحْىِۦ هَـٰذِهِ ٱللَّهُ بَعْدَ مَوْتِهَا

« Comment Allah va-t-Il redonner la vie à celui-ci après sa mort ? »

car la destruction fut totale et il estimait qu’il était impossible que cette cité puisse revivre à nouveau.

Allah dit ensuite : فَأَمَاتَهُ ٱللَّهُ مِا۟ئَةَ عَامٍۢ ثُمَّ بَعَثَهُ

« Allah donc le fit mourir et le garda ainsi pendant cent ans.Puis Il le ressuscita »

La cité fut reconstruite soixante dix ans après la mort d’Ezra et sa population se multiplia, alors que les enfants d’Israël y retournèrent.

Quand Allah décida de le ressusciter, les premiers organes qui furent ramenés à la vie étaient ses yeux afin qu’il puisse témoigner de l’acte d’Allah, autrement dit comment le Seigneur ramenait la vie à son corps.

Quand la ressuscitation fut complète, Allah lui posa la question (à travers un ange):

كَمْ لَبِثْتَ ۖ قَالَ لَبِثْتُ يَوْمًا أَوْ بَعْضَ يَوْمٍۢ

« Combien de temps as-tu demeuré ainsi ?» «Je suis resté un jour, dit l’autre, ou une partie d’une journée.»

Les oulémas disent que l’homme était mort au début de la journée et qu’Allah le ressuscita vers la fin de la journée et quand il constata que le soleil était encore visible, il crut que le jour ne s’était pas encore écoulé. Il dit :

قَالَ بَل لَّبِثْتَ مِا۟ئَةَ عَامٍۢ فَٱنظُرْ إِلَىٰ طَعَامِكَ وَشَرَابِكَ لَمْ يَتَسَنَّهْ

«Non! dit Allah, tu es resté cent ans. Regarde donc ta nourriture et ta boisson : rien ne s’est gâté »

Il avait des raisins, des figues et un jus et ils étaient encore dans leur état : Ni le jus devint gâté ni les figues devinrent amères ni les raisins devinrent pourris.

وَٱنظُرْ إِلَىٰ حِمَارِكَ

« mais regarde ton âne« 

c’est-à-dire constate comment Allah a ramené ton âne à la vie devant tes yeux.

وَلِنَجْعَلَكَ ءَايَةًۭ لِّلنَّاسِ

« Et pour faire de toi un signe pour les gens »

c’est-à-dire ta ressuscitation.

وَٱنظُرْ إِلَى ٱلْعِظَامِ كَيْفَ نُنشِزُهَا

« et regarde ces ossements, comment Nous les assemblons »

c’est-à-dire comment nous rassemblons les os l’un à l’autre et les ramenons à leur état initial.

Al-Hâkim dit dans son ‘Moustadrak que Ķhârijah ibn Yazîd ibn Thâbit rapporta selon son père que le Messager d’Allah lit ce verset en prononçant le terme arabe avec un z « Nounchizouha ».

Al Hakim qualifia ce Hadith d’authentique,mais Al-Boukhari et Mouslim ne le rapportèrent pas dans leurs recueils. Le terme est également prononcé avec un « r » Nounchirouha » ce qui signifie ramener a la vie comme le dit Mojahid.

ثُمَّ نَكْسُوهَا لَحْمًۭا

« et les revêtons de chair »

As-Souddi dit qu’Ezra constata au début que les os de son âne étaient éparpillés partout à droite et à
gauche, Allah envoya ensuite un vent qui les rassembla de toute part.

L’âne fut alors reconstruit et ses os furent recouverts de chair, de nerfs, de veines et de peau.

Ensuite, Allah envoya un ange qui souffla la vie dans les narines de l’âne et de sitôt ce dernier commença à brayer par la volonté d’Allah. Tout cela se produisit sous les yeux d’Ezra qui s’exclama :

قَالَ أَعْلَمُ أَنَّ ٱللَّهَ عَلَىٰ كُلِّ شَىْءٍۢ قَدِيرٌۭ

« Je sais qu’Allah est Omnipotent »

Source : Tafsir Ibn kathir

Darataalibat