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Nos excuses fréquentes pour ne pas lire le Coran

Nos excuses fréquentes pour ne pas lire le Coran

1. « Je n’ai pas le temps. »

On trouve du temps pour beaucoup de choses dans la journée.
Lire ne serait ce que 2 à 5 minutes par jour peut être un acte immense auprès d’Allah.

Même un seul verset compte.

2. « Je suis en période de menstruations. »

Beaucoup de savants autorisent l’écoute ou la lecture via un téléphone ou un écran.
Il est tout à fait possible de méditer les significations pendant cette période.

3. « Je ne comprends pas l’arabe. »

Il existe des traductions et explications (tafasir) très accessibles.
Lire en arabe est aussi un lien avec le Livre d’Allah et la compréhension n’est pas une condition pour être récompensé(même si on doit faire des efforts pour)

4. « Je suis trop fatiguée. »

Même un court moment dans le calme peut apaiser le cœur et Allah voit l’effort, surtout quand on le fait malgré la fatigue.

5. « Je suis débordée avec les enfants / la maison. »

Lire avec les enfants ou mettre une récitation en fond sonore peut avoir un impact immense, même sans lecture active. Le Coran peut être un moment de calme partagé.

6. « Je ne sais pas bien lire. »

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Celui qui lit le Coran avec difficultés recevra une double récompense. » (Muslim).

L’effort est noble. Et aujourd’hui, il existe de nombreux cours pour apprendre en douceur.

7. « Je ne suis pas dans un bon état physique et ou psychologique »

C’est justement dans ces moments qu’on a le plus besoin du Coran.
Il soigne les cœurs, rappelle la miséricorde d’Allah, et nous remet doucement sur le bon chemin.

8. « Je préfère faire des invocations (dou‘as).

Le Coran contient les plus belles invocations. Et lire ou écouter le Coran renforce la connexion avec Allah et augmente la sincérité de nos dou‘as.

D’ailleurs nous avons compilé les 40 rabbanas du Coran dans recueil :

Et même si tu ne lis pas encore…

Assister à des cercles de Coran, écouter des récitations, ou simplement être présente dans un groupe où on parle du Livre d’Allah, c’est déjà un immense pas.

Chaque pas vers Allah est récompensé. Même l’écoute peut adoucir le cœur,  l’amour pour le Coran, et ouvrir le chemin vers une lecture régulière.

Durant ces 10 jours bénis de Dhoul hijja une lecture intensive gratuite est organisé (sur notre canal télégram)

Wa Allahou ta3ala a3lem

Qu’Allah nous facilite tous.

مركز دار الطالبات

Apprendre sa religion tout en progressant en langue arabe

As-salamu ʿalaykounna wa rahmatoullah

Suite à notre assise sur le thème :

“Rester constante dans l’apprentissage de la langue arabe”, une question importante a été soulevée :

Comment apprendre sa religion tout en progressant en langue arabe ?

Voici quelques conseils pratiques pour joindre l’utile à l’agréable dans votre apprentissage :

  1. Lire des livres bilingues (arabe/français)
    Commencez par des ouvrages simples, avec le texte arabe vocalisé (avec voyelles) accompagné d’une traduction en français. Cela vous aidera à mieux comprendre le sens global, vous familiariser avec le vocabulaire religieux et renforcer la lecture fluide.
  2. Choisir des livres concis, organisés par thème
    Les petits traités en questions-réponses ou en points synthétiques sont parfaits : tawhid, adab, fiqh de la prière, etc.
    Ils permettent de réviser les bases religieuses tout en pratiquant la langue.
  3. Lire à voix haute
    Lire régulièrement quelques lignes à voix haute en arabe améliore la prononciation, la fluidité et l’autonomie. Vous pouvez même les enregistrer pour évaluer votre progrès.
  4. Tenir un petit carnet de vocabulaire islamique
    Notez les mots que vous retrouvez souvent dans vos lectures : salat,ʿilm, ikhlaṣ, tawbah, etc., avec leur traduction. Cela vous aidera à les retenir durablement.
  5. Réviser avec des sœurs
    Partagez vos lectures avec une sœur qui apprend aussi. Lisez ensemble, corrigez-vous, testez-vous. Cela aide à rester motivée et régulière.

Apprendre la langue arabe est une porte vers la compréhension du Qur’an, de la Sunnah et des sciences religieuses.

Même 5 à 10 minutes par jour peuvent faire toute la différence à long terme.

Qu’Allah nous accorde la constance et la barakah dans nos efforts.

والله تعالى أعلم

Darataalibat

Cette entrée a été publiée le Mai 26, 2025, dans Sessions.

‘Aid moubarak

بسم الله الرحمن الرحيم

Le merkez darataalibat vous souhaite une excellente fête à tous.

Qu’Allah accepte nos oeuvres ainsi que les vôtres.

مركز دار الطالبات

Cette entrée a été publiée le mars 31, 2025, dans Sessions.

Exégèse du verset

Tafsir verset sourate al a3raf (Cheikh ibn baz رحمه الله)

Exégèse du verset 181 (Sourate Al A’raf)

{ وَمِمَّنْ خَلَقْنَا أُمَّةٌ يَهْدُونَ بِالْحَقِّ وَبِهِ يَعْدِلُونَ }


{Et parmi ceux que Nous avons créés, il est une communauté qui guide (les autres) selon la vérité et qui, par elle, exerce la justice.}


(Sourate Al-A‘râf, verset 181)

Il est rapporté dans les récits traditionnels (provenant des pieux prédécesseurs) que la communauté mentionnée dans ce verset désigne la communauté mohammadienne.


Saïd a rapporté d’après Qatâda, dans l’interprétation de ce verset :


« Il m’est parvenu que le Prophète صلى الله عليه وسلم disait, lorsqu’il récitait ce verset : “Ceci est pour vous, et le peuple qui vous a précédés a reçu quelque chose de semblable


{وَمِنْ قَوْمِ مُوسَى أُمَّةٌ يَهْدُونَ بِالْحَقِّ وَبِهِ يَعْدِلُونَ}


{ Parmi le peuple de Moïse, il est une communauté qui guide (les autres) selon la vérité et qui, par elle, exerce la justice.} »

(Sourate Al-A‘râf, verset 159)

Abou Ja’far Al-Razi a rapporté, d’après Al-Rabi’ ibn Anas, au sujet de la parole d’Allah, exalté soit-Il :


« Et parmi ceux que Nous avons créés, il est une communauté qui guide selon la vérité et qui, grâce à elle, exerce la justice. »


(Sourate Al-A‘râf, verset 181)

Il a dit : Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit :


« Il y aura parmi ma communauté des gens qui resteront attachés à la vérité jusqu’à ce que ‘Issa, fils de Maryam, descende. »

Dans les deux Sahih (Al-Bukhari et Muslim), d’après Mu‘âwiyah ibn Abî Sufyân, il a été rapporté que le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم a dit :


« Une partie de ma communauté ne cessera d’apparaître fermement attachée à la vérité.

Ceux qui les délaisseront ou s’opposeront à eux ne leur nuiront en rien, jusqu’à ce que l’Heure survienne.»


Et dans une autre version :


« … jusqu’à ce que survienne l’ordre d’Allah, et ils resteront ainsi. »

Cheikh Ibn Baz a dit :


« Ce qui indique que ce verset concerne cette communauté est la parole d’Allah, Glorifié et Exalté soit-Il :


“Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les gens : vous ordonnez le bien, interdisez le mal et croyez en Allah.”


(Sourate Âl ‘Imrân, verset 110)

Par “communauté” (umma), il est entendu un groupe :


“Et parmi ceux que Nous avons créés, il est une communauté qui guide selon la vérité et qui, grâce à elle, exerce la justice.”


(Sourate Al-A‘râf, verset 181)

Il y aura toujours un groupe victorieux sur la vérité, que ne nuira ni celui qui les délaissera ni celui qui leur sera opposé, jusqu’à ce que survienne l’ordre d’Allah, Glorifié et Exalté soit-Il.

Ce passage signifie que c’est une bonne nouvelle de la part du Prophète صلى الله عليه وسلم indiquant que la vérité ne disparaîtra jamais de cette communauté.

Il y aura toujours, en son sein, des personnes croyantes en Allah et au Jour dernier, appelant à Allah et guidant vers Lui, et ce, jusqu’à l’approche de l’Heure.

Cela fait référence au moment où soufflera le vent doux qui recueillera les âmes des croyants et des croyantes.

Dans le hadith, « jusqu’à ce que l’Heure arrive » signifie : jusqu’à ce que sa venue devienne imminente, ce qui se manifestera par l’apparition de ce vent doux par lequel Allah reprendra les âmes des croyants et des croyantes. Il ne restera alors que les mauvais, et c’est sur eux que l’Heure se lèvera.

Comme le Prophète صلى الله عليه وسلم l’a mentionné dans un hadith authentique : « L’Heure ne surviendra pas tant qu’il ne sera plus dit sur terre : Allah, Allah », et dans une autre version : « … tant qu’il ne sera plus dit sur terre : Il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah ».

Ainsi, l’Heure se lèvera sur les pires des créatures, sur des gens qui n’adoreront pas Allah, mais d’autres divinités.

Cependant, cela ne se produira qu’après la survenue des signes majeurs expliqués par le Prophète صلى الله عليه وسلم, notamment le lever du soleil depuis l’Occident.

C’est après cet événement que le vent doux soufflera, après l’apparition des derniers signes.

Cela signifie qu’avant que le feu ne surgisse pour rassembler les gens, ils demeureront sur terre pendant la durée qu’Allah voudra après le lever du soleil depuis l’Occident.

De même, après la sortie de la Bête, ils resteront autant qu’Allah le décidera, puis Allah enverra le vent doux. »

Traduction : Darataalibat

Source : Ibnbaz.org.sa

La détermination des salafs (رحمهم الله) à passer l’idjaza en Coran

بسم الله الرحمن الرحيم

La détermination des salafs (رحمهم الله) à passer l’idjaza en Coran

Les pieux prédécesseurs رحمهم الله considéraient l’apprentissage du Coran comme une base dans la quête du savoir.

Ils recevaient donc le Coran avec une chaîne de transmission ininterrompue de leurs savants, qui eux-mêmes l’avaient reçu de ceux qui les avaient précédés.

Parmi eux, on trouve :

L’imam Abou Hanifa رحمه الله (décédé en 150 H) :
Il a reçu la lecture du Coran en récitation complète de Al-A’mash, ‘Asim et ‘Abd Ar-Rahman Ibn Abi Layla.
Il a également transmis la lecture à Al-Hassan Ibn Ziyad رحمه الله.

L’imam Al-Layth Ibn Sa’d رحمه الله (décédé en 175 H) :
Il a reçu la lecture du Coran de Nafi’ رحمه الله.
Il l’a ensuite transmise à son fils Shu’ayb ainsi qu’à Ibn Wahb رحمهما الله.

L’imam Malik رحمه الله (décédé en 179 H) :
Il a reçu la lecture du Coran en récitation complète de Nafi’ Ibn Abi Nu’aym رحمه الله.
Il l’a ensuite transmise à Abou ‘Amr Al-Awza’i et Yahya Ibn Sa’id رحمهما الله.

L’imam Ash-Shafi’i رحمه الله (décédé en 204 H) :
Il a reçu la lecture du Coran en récitation complète de Isma’il Ibn ‘Abd Allah Ibn Qustantin رحمه الله.
Et il l’a transmise à : Muhammad Ibn ‘Abd Allah Ibn ‘Abd Al-Hakam رحمه الله….et plusieurs autres.

De jeunes enfants détenants une chaîne de transmission du Coran


Allah a facilité la récitation et la mémorisation du Coran pour les musulmans.

Ainsi, tout comme les adultes le mémorisent, les jeunes enfants le mémorisent également.
En effet, Abu Muhammad Abdallah ibn Muhammad al-Asbahani a mémorisé le Coran à l’âge de cinq ans.

Très tôt, les jeunes se sont à leur tour empressé d’appartenir à une chaîne de transmission.
Parmi ces jeunes détenteurs de chaînes de transmission figurent :

Abd al-Samâd ibn Abd al-Rahman al-Andalusi al-Achy (qu’Allah lui fasse miséricorde) :
Il a reçu le Coran de son père oralement et a écouté de lui plusieurs ouvrages alors qu’il était âgé de moins de dix ans.


Abu Ja’far (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit à son sujet :
« De même, d’autres personnes ont rapporté de lui. »

Zayd ibn al-Hassan ibn Zayd ibn Himyar al-Kindî al-Baghdadi (qu’Allah lui fasse miséricorde) :


Il a récité le Coran selon les dix lectures à l’âge de dix ans.
Ad-Dhahabi (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit à son sujet :


« C’est une chose sans précédent pour quelqu’un de son âge . Puis il vécut jusqu’à ce qu’il devienne la référence ultime en matière de transmission dans les lectures coraniques et le hadith.»

Ali ibn al-Hassan al-Hadrami (qu’Allah lui fasse miséricorde) :


Il a récité le Coran sur Abd al-Rahman ibn al-Hassan al-Khazradjiy et sur ibn Muhammad al-Ansari à l’âge de dix ans.

Muhammad ibn Aḥmad al-Mawsiliy surnommé « la torche », a appris les lectures du Coran dès son jeune âge auprès de ʿAlī ibn ʿAbd al-ʿAzīz al-Arbaliy.

Muhammad ibn Ahmad as-sâigh a récité le Coran avec les différentes lectures auprès d’Ibn Nâshirah jusqu’à la sourate al-Fajr (L’aube).

Ensuite, il lui fut interdit de conclure (sa récitation), comme s’il était mis à l’épreuve avant d’être autorisé à recevoir l’ijâza. As-sâigh dit :

«Cela a été difficile pour moi. Alors, je me suis tourné vers notre cheikh Al-Kamâl Ad-darir – le gendre d’ Ach-châtibi – et je lui ai raconté l’histoire.


Il me dit : « Si demain arrive et que le cheikh est assis, alors prends ma main et mène-moi à lui. » »


Il ajouta : «Quand nous sommes arrivés le matin et que le cheikh est venu, je suis allé voir Al-Kamâl et je l’ai pris par la main de son emplacement jusqu’à Ibn Nâshira, ils discutèrent pendant une heure, puis il dit : “Pourquoi ne l’as-tu pas laissé terminer? »


Le cheikh répondit : « Ô mon cher, les gens sont nombreux et celui-ci est encore jeune. Et Allah seul sait quand ceux-là (les autres étudiants) achèveront leur apprentissage auprès de nous. »


Alors, al-Kamâl saisit ses cuisses et dit : Écoute, nous accordons la Ijâza à celui qui persévère et endure. Peut-être en émergera-t-il une personne qui sera utile aux gens et par laquelle on se souviendra de nous.

Et qui sait ? Peut-être s’agira-t-il de lui.” Puis, il fit un geste vers moi.

[Et ce qui est voulu ici est : nous écoutons tout le monde , qu’il soit grand ou petit]


Par Allah, ce fut une mukâchafa (révélation spirituelle) de la part du cheikh, car en effet, parmi toutes ces créatures (ces étudiants), il ne reste sur la surface de la terre que moi pour rapporter de ces deux-là. »

Je demande à Allah de nous accorder la mémorisation de Son Livre, une mémorisation parfaite, accompagnée de méditation et de mise en pratique.
Que la prière et la paix d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et tous ses compagnons.

Traduction : Darataalibat