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Comment jongler entre la révision et la mémorisation ?

بسم الله الرحمن الرحيم

Joindre entre la mémorisation et la révision

La mémorisation ne s’encre que par la révision.

Ibn Al Jawzi – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit :

« La constance est un grand principe et combien de personnes ont délaissé la révision après la mémorisation, et ont ainsi perdu beaucoup de temps à essayer de se rappeler une mémorisation oubliée. » (Livre : Les pensées précieuses)

Et celui qui a appris le Coran dans son entièreté en délaissant la révision, puis retourne à ce qu’il a précédemment appris, le trouvera certes totalement oublié.

La meilleure façon de procéder est de joindre la mémorisation à la révision.

La méthode à suivre est la suivante :

1 – Durant la mémorisation de la sourate An-nass à la sourate Al-ahqaf, révise chaque jour la moitié d’un juzz (±10 pages) jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

2 – Durant la mémorisation de la sourate Al-jathiya à la sourate Al-Ankabut, révise chaque jour un juzz (±20 pages) en débutant de la Sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

3 – Durant la mémorisation de la sourate Al-qasas à la sourate Al-kahf, révise chaque jour un juzz et demi (±30 pages) en débutant de la sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

4 – Durant la mémorisation de la sourate Al-isra à la sourate At-tawba, révise chaque jour 2 juzz (±40 pages) en débutant de la sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

5 – Durant la mémorisation de la sourate Al-anfal à la sourate Al-maïdah, révise chaque jour 2 juzz et demi (±50 pages) en débutant de la sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

6 – Durant l’apprentissage de la sourate An-nissa à la sourate Al-baqarah, révise chaque jour 3 juzz (±60 pages) en débutant de la sourate An-nass jusqu’à arriver au niveau (à la page) de ton apprentissage.

Et voici un résumé dans le tableau ci – dessous :

Lorsque tu as terminé l’apprentissage du Coran dans son intégralité en ayant maintenu sa révision, alors passe à l’étape du perfectionnement…

Source : Abd Mouhsin ibn Mohamed Al-Qassim أسهل طريقة لحفظ القرآن الكريم

Traduction : Darataalibat

Quel est l’avis religieux sur les maqamats ?

بسم الله الرحمن الرحيم

Quel est l’avis religieux sur les maqamats ?

Question :

Quel est l’avis concernant le récitateur de Coran qui utilise des maqamats (mélodies) similaires aux mélodies musicales ou provenant de cela ? Pourriez-vous nous en dire plus ? Qu’Allah vous récompense

Réponse:

Au nom d’Allah, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux. Louange à Allah, et que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur le Messager d’Allah, sa famille et ses compagnons, ensuite :

Il n’est pas permis à un croyant de réciter le Coran avec des mélodies chantées ou en utilisant la méthodologie des chanteurs. 

Il doit plutôt le lire comme nos pieux prédécesseurs parmi les compagnons du Prophète sallalahou 3alayhi wa salam qui le lisait lentement avec méditation, humilité et crainte jusqu’à ce que cela atteigne le coeur de celui qui l’écoute et qu’il soit lui-même influencé par cela. Mais s’il le récite à la manière des chanteurs ou en utilisant leurs méthodes, alors cela n’est pas permis.

Annotations : Les maqamats sont des façons de réciter le coran de manière « chantée », il en existe plusieurs catégories. 

Plusieurs savants ont interdit cette façon de faire, notamment Cheikh Fawzan حفظه الله qui explique que cela puisse son origine des chanteurs soufis et qu’il n’est pas permis de réciter le Coran en chantant. 

Il est à noter qu’il existe deux sortes de « mélodies » :

–  La naturelle (réciter avec le son de sa voix normal sans exagération et en respectant les règles de tadjwid).

– La non – naturelle qui est d’utiliser des mélodies vocales (ajouts de prolongations, ajouts vocaux imposés avec des règles spécifiques….). Cette dernière n’est pas permise.

 À ne pas confondre avec l’embellissement de la voix « Al bara ibn 3azib a dit « J’ai entendu le prophète sallalahou 3alayhi wa salam récitant au cours de la prière du soir, la sourate « Le figuier et l’olivier »  et je n’ai jamais entendu quelqu’un ayant une plus belle voix que la sienne » Rapporté par al boukhari et mouslim

Sources : 

https://binbaz.org.sa/fatwas

https://aliftaa.jo/research-fatwas/

Riyad as salahin

Traduction : Darataalibat

Les différentes lectures dans le Coran

Les différentes lectures dans le Coran

Question :

Il est dit que les différentes lectures dans le Coran induisent des divergences puisque le sens des mots a une autre signification, comme par exemple le verset de Sourate Al Isra’ :{ Et au Jour de la Résurrection, Nous lui présenterons le registre de ses actions qui sera déployé sous ses yeux} (Al Isra’ : 13)

Réponse :

Il est rapporté du prophète (صلى الله عليه وسلم) de façon authentique qu’Allah fit descendre le Coran en sept lectures, c’est-à-dire en sept langues parmi les langues du peuple Arabe et leurs dialectes, afin de leur faciliter la récitation et par miséricorde de la part leur Seigneur.

Cela a été transmis à travers des chaînes de transmissions fiables et sûres, affirmé par le Coran lui-même, donc tout ce qui a été rapporté aux sujets des différentes lectures font partie intégrale de la révélation émanant d’Un Sage, Digne de Louange.

En aucun cas, ces lectures émanent d’une falsification, ou d’une substitution.

Il n’y a point d’équivoque dans leur signification, aucune contradiction au niveau des sens voulus de leurs versets, au contraire, elles sont complémentaires les unes des autres et dévoilent la richesse du Coran.

Il est possible que les lectures divergent quant au sens voulu, dans le but d’apporter un avis religieux spécifique répondant aux besoins des serviteurs.

Mais dans tous les cas, ces significations se rejoignent et proviennent de la même source dont l’objectif est unique, elles se rassemblent sous une seule et même législation où il n’y a ni contradiction, ni ambiguïté.

Parmi les exemples que l’on peut citer, il y a effectivement le verset mentionné dans la question, à savoir la parole d’Allah Ta’âlâ : {Et au Jour de la Résurrection, Nous lui présenterons le registre de ses actions qui sera déployé sous ses yeux} (Al Isra’ : 13).

Dans ce verset plusieurs lectures sont possibles : le mot (وَنُخْرِجُ) peut se lire avec une dammah sur leن et une kasrah sur le ر et le mot (يَلْقَاهُ ) avec une fatha sur le ي et sans cheddah sur le ق ; dont la signification est la suivante : Nous présenterons à l’homme le jour de la résurrection un registre où sont notés ses actes, cet écrit lui parviendra déroulé, c’est-à-dire qu’il sera déjà ouvert.

Celui qui le prendra par sa main droite, sera alors réjouit, tandis que celui qui le prendra par sa main gauche, sera malheureux.

Autre lecture possible pour ce verset : (يُلَقَّاه مَنْشُورًا ) avec une dammah sur le ي et une cheddah sur le ق ; dont le sens est le suivant : Nous présenterons à l’homme un registre de ses actes, on lui donnera ce livre qui est déjà ouvert.

Les deux lectures ont la même finalité puisque dans les deux cas, l’homme trouvera son registre ouvert ; peu importe qu’on le lui donne ou qu’on le lui présente.

Autre exemple : la parole d’Allah Ta’âlâ : {Il y a dans leurs cœurs une maladie (de doute et d’hypocrisie), et Allah laisse croître leur maladie. Ils auront un châtiment douloureux, pour avoir menti.} (Al Baqarah : 10) en lisant le mot (يَكْذِبُونَ ) avec une fatha sur le ي , un soukoun sur le ك et une kasrah sur le ذ : c’est-à-dire qu’ils propageaient des mensonges sur Allah et les croyants.

Autre lecture de ce mot ( يُكَذِّبُونَ ) : avec une dammah sur le ي , une fatha sur le ك et une cheddah + kasrah sur le ذ ; le sens ici est le suivant : ils traitèrent de mensonge ce avec quoi sont venus les messagers de la part d’Allah, c’est-à-dire la révélation.

Les deux significations ne sont contredisent pas, elles précisent toutes deux le caractère des hypocrites à savoir, dans la première lecture : on y trouve le fait qu’ils répandaient des mensonges sur Allah et les croyants, et dans la seconde lecture, ils traitèrent de menteurs les messagers d’Allah ; et tout ceci est vrai puisque les hypocrites possèdent ces deux caractéristiques : le mensonge et le fait de démentir.

Nous pouvons en conclure que les différentes lectures du Coran font partie de la révélation d’Allah, elles existent pour une sagesse et ne proviennent d’une quelconque falsification ou modification.

Les diverses significations que nous pouvons retrouver n’entraînent ni ambiguïté, ni contradiction, au contraire, elles se rejoignent et le sens voulu à travers ces lectures coïncide.

Et Allah est Celui qui accorde le succès.

Source : Recueil de fatâwâ et d’articles de Cheikh Ibn Bâz (5/397) https://binbaz.org.sa/fatwas/1396/%D8%AA%D8%B9%D8%AF%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D9%82%D8%B1%D8%A7%D8%A1%D8%A7%D8%AA-%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D9%82%D8%B1%D8%A7%D9%86

Tafsir : Sourate al inshiqaq (verset 19)

Tafsir : Sourate al inshiqaq (verset 19)

( لَتَرْكَبنَّ طَبَقًا عَنْ طَبَقٍ )

« Vous passerez certes par des états successifs » (Al-Inshiqaq-19)

C’est-à-dire que vous allez subir des changements, les situations vont se transformer.


Ces états successifs concernent aussi bien les changements temporels, les changements de lieux, les changements corporels mais aussi les changements au sein des cœurs.

Les changements au niveau des cœurs sont les plus importants et dangereux, c’est pour cette raison-là qu’il nous est obligatoire de toujours considérer et vérifier l’état de notre cœur, à chaque instant nous devons nous demander :

« Où a dévié ce cœur ? Où est-il allé ? Pourquoi s’est-il détourné d’Allah ?

Pourquoi se penche-t-il vers la droite puis vers la gauche ? »

Extrait du Tafsir de sourate Al-Inshiqaq de Cheikh Mohamed Ibn Al ‘Otheymin (rahimahuLLAH) p119.

Traduit par l’Equipe Darataalibat.

« À côté de la difficulté est, certes, une facilité ! »

Tafsir Ibn Al Qayyim

*Perle coranique

« À côté de la difficulté est, certes, une facilité ! »

فَإِنَّ مَعَ الْعُسْرِ يُسْرًا إِنَّ مَعَ الْعُسْرِ يُسْرًا

(Sourate Ash-Sharh : 6)

Un terme défini même s’il est répété il s’agit en vérité de la même chose, contrairement à un mot indéfini. Quiconque a compris ceci a certes compris le sens de la parole du prophète (Paix et bénédiction d’Allah soient sur lui) : « Une difficulté ne vaincra pas deux facilités. » (Hadith moursal ayant d’autres chaînes de transmissions le renforçant)

Dans ce hadith, le prophète (Paix et bénédiction d’Allah soient sur lui) pointe du doigt la parole d’Allah Ta’âlâ : « À côté de la difficulté est, certes, une facilité ! »

Le terme « difficulté » est répété deux fois en étant défini « la difficulté » indique qu’il s’agit d’une seule difficulté, alors que le terme « facilité » est mentionné de manière indéfinie « une facilité » et ce terme cache en vérité deux facilités !

La difficulté est encerclée par deux facilités : la première étant celle se trouvant avant la difficulté et la seconde celle parvenue après la difficulté.

Ainsi, la difficulté ne vaincra jamais deux facilités !

Source : https://tafsir.app/ibn-alqayyim/94/5

Traduit par l’équipe Darataalibat