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Prendre un salaire pour enseigner le Coran ?

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Question :

Est-ce que le hadith suivant :

« Le salaire le mieux justifié est celui que vous prenez pour faire apprendre le Livre d’Allah »

est un hadith authentique attribué au Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) ?

Si c’est le cas, que signifie-t-il ?

Est-il permis de prendre un salaire, du ministère des waqfs (affaires religieuses) ou auprès de celui qui gère les mosquées, pour les travaux d’entretien et du nettoyage de la mosquée, pour faire les appels à la prière, pour faire le prêche le jour du vendredi, de diriger les prières quotidiennes ou pour la gestion courante de la mosquée, telle que l’entretien quotidien, la gestion de son administration, l’ouverture des portes au moment des heures légales

Réponse du Comité permanent [des savants] de l’Ifta :

Le hadith cité dans la question, est un hadith authentique.

Il signifie, selon les gens de science, qu’il n’y a pas de mal à prendre un salaire en contrepartie de l’enseignement du Coran, dispensé aux gens ou lorsque on fait la Roqya (exorcisme légal) avec la récitation du Coran.

Mais le salaire versé pour la simple psalmodie du Coran, n’est pas licite.

Qu’Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

La question 5 de la Fatwa numéro (5867)
copié de alifta.net

Question :

Quel est le jugement sur le fait de prendre un salaire si l’on enseigne le Qur’an dans la Mosquée du quartier?

Réponse de cheikh al Fawzan :

Il n’y a pas de mal à cela, il est permis de prendre un salaire pour enseigner le Qur’an.

Le Prophète (prières et salutations sur Lui) a dit :

إِنَّ أَحَقَّ مَا أَخَذْتُمْ عَلَيْهِ أَجْرًا كِتَابُ اللَّهِ
« Ce en contrepartie de quoi vous avez le plus droit de toucher un salaire est le Livre D’Allah »
( رواه البخاري: كتاب: الطب، باب: الشرط في الرقية بقطيع من الغنم، رقم (5737

Question :

Quel est le jugement sur le fait de prendre un salaire pour enseigner le noble Qur’an dans des écoles où ils enseignent la mémorisation du noble Qur’an ?

Réponse de cheikh ibn Baz :

Il n’y a pas de mal en cela.

Ce qui est le plus correct, c’est qu’il n’y a pas de mal en cela.

Car prendre ce salaire veut dire que cela l’aidera (l’enseignant) à continuer à enseigner et de faire preuve de patience sur cela depuis qu’il y a de nombreuses personnes qui ne sont pas capable de l’enseigner sans cela (le salaire) ,comme il n’a aucun autre revenu donc être libre d’enseigner.

Par conséquent lorsqu’on lui donne un salaire pour cela, il s’encourage à bien enseigner, ce qui bénéficiera aux gens.

Al Boukhâri a mentionné dans son sahih selon l’authorité d’ibn ‘Abbas, qu’Allah les agrée, que le Prophète (prières et salutations sur Lui) a dit:

« Ce sur quoi vous êtes le plus en droit de prendre comme salaire pour ceci est le Livre d’Allah » et ceci inclut l’enseignement.

L’enseignement est plus important lorsque cela concerne le Qur’an.

L’enseigner aux gens et donner la guidance et la direction tel que celui la mémorise et celui la enseigne.

Ceci fait partie des plus importants rôles et des plus importants actes d’adoration.

Donc s’il prend un salaire cela l’aidera à être un bon enseignant par conséquent il n’y a pas de mal à cela.

Comité permanent [des savants] de l’Ifta – اللجنة الدائمة للبحوث العلمية والإفتاء
Cheikh Salih Bin Fawzan Bin ‘Abdillah Al Fawzan – الشيخ صالح بن فوزان الفوزان
Cheikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdi-llâh Ibn Bâz – الشيخ عبدالعزيز بن عبدالله بن باز

copié de minhaj sunna puis 3ilm char3i

La lecture, l’étude et l’apprentissage du coran : la meilleure façon de se rapprocher d’Allah تعالى

Effectivement, le meilleur des rappels, pour le débutant, ou celui qui a un niveau moyen et même pour celui qui a un niveau élevé c’est la lecture du Coran.

Il y a beaucoup de Hadîths et de Athars allant dans ce sens :
Selon ‘Omar ibn el Khattab -qu’Allah l’agrée-, le Prophète -prières et bénédiction d’Allah sur lui- a dit :

« Allah élèvera par ce livre (le Coran) certaines personnes et en rabaissera d’autres » [1]

Abou Oumama rapporte :

« J’ai entendu le Messager d’Allah dire :
« Lisez le Coran car il viendra le jour de la résurrection comme intercesseur pour les siens (ses lecteurs assidus) » [2]

De plus celui qui lit le Coran est récompensé par dix bonnes actions pour chaque lettre qu’il lit.

Selon ibn Mas’oud le Prophète-prières et bénédiction d’Allah sur lui- a dit :

« Celui qui lit une seule lettre du Coran s’inscrit une bonne action et la bonne action a dix fois son salaire.
Je ne dis pas que « Alif, lam, mim » est une lettre mais « Alif » est une lettre, « Lam » est une lettre et « Mim » est une lettre » [3]
L’imam en-Nawawi disait :

« Sache que la lecture du Coran est le meilleur des rappels, c’est pourquoi il faut y être assidu et ne jamais le négliger de jour comme de nuit »

Ibn Rajab a dit :

« Parmi les meilleures façons pour l’individu de se rapprocher d’Allah : le fait de beaucoup lire le Coran, de l’écouter, de méditer sur ses versets et de chercher à les comprendre » [4]

Et comme le dit ibn el Qayim :

« Il n’y a pas plus bénéfique pour le cœur que de lire le Coran avec concentration et méditation ; … et c’est ce qui amène l’amour d’Allah, la crainte et l’espoir, la confiance, la satisfaction, la reconnaissance, la patience et tous les états qui constituent la vie et la perfection du cœur.
De même cela repousse toutes les choses qui souillent le cœur et le mènent à sa perdition, et si les gens savaient ce qu’il y avait comme mérite à lire et méditer sur le Coran, ils ne feraient rien d’autre, et quand l’individu lit un verset avec méditation et qu’il parvient à un verset dont il a besoin pour guérir son cœur, il le répète même 100 fois s’il le faut même une nuit entière car la lecture d’un verset avec méditation est préférable au fait de lire tout le Coran sans méditer ni comprendre, et c’est mieux pour le cœur et plus à même de faire parvenir l’individu au degré de foi et lui faire goûter le délice du Coran » [5]

[1] Rapporté par Mouslim
[2] Rapporté par Mouslim
[3] Rapporté par Tirmidhi
[4] cf. : El Wabil el sayb, pages 118-119
[5] cf. : Miftah dar es-Sa’ada, vol 1, page 187

copié de al.baida.online.fr

Parmi les secrets du tawhid

Ces enseignements reposent sur un des précieux secrets du Tawhid, à savoir que le coeur ne trouvera repos, quiétude et bien être que lorsqu’il aura atteint la compagnie d’Allah.

Toute chose autre que Lui, que l’on aime et désire, est aimée et désirée pour des raisons externes.

Et seul l’Unique vers qui tout aboutit peut être aimé et désiré pour ce qu’Il est.

De plus, il est impossible que les choses aboutissent vers deux finalités, de la même façon qu’il est impossible que les créatures soient l’œuvre de deux créateurs.

Quiconque fait aboutir son amour, son désir, sa volonté et son obéissance vers autre qu’Allah verra ce dernier rendre caduques ses œuvres.

Il quittera sa compagnie et S’éloignera de lui alors même qu’il en a le plus grand besoin.

Et quiconque fait aboutir son amour, son désir, sa crainte et ses demandes à Allah, goûtera aux délices, aux plaisirs, à la joie et au bonheur éternel.

Le serviteur est constamment soumis aux ordres divins et aux événements prédestinés.

Pour les ordres divins, il a besoin, et c’est même indispensable, de l’aide d’Allah.

Pour les événements prédestinés, il a besoin de la douceur divine.

La douceur divine lors des événements prédestinés est proportionnelle à l’observance par le serviteur des ordres d’Allah.

S’il obéit aux ordres divins de façon parfaite tant en apparence qu’intérieurement, la douceur d’Allah l’atteindra tant en apparence qu’intérieurement.

S’il obéit aux ordres divins en apparence mais sans se préoccuper de leur réalité et de leur essence, la douceur d’Allah l’atteindra en apparence, mais son effet sera bien moindre intérieurement.

A la question : Qu’est-ce que la douceur divine intérieure ?

Nous répondons : Il s’agit des sentiments qu’éprouvent le cœur, tels la quiétude, la sérénité, l’absence de contrariété, de troubles et d’affliction, lorsque les événements prédestinés se produisent.

Le serviteur fait alors preuve d’humilité envers son Maître.

Humble et déférent (note du webmaster : qui fait preuve de respect), il Le contemple avec son cœur.

Son âme et ses pensées les plus secrètes éprouvent de la quiétude en Sa compagnie.

La contemplation de la douceur divine à son égard le distrait de l’intense douleur qu’il éprouve.

Il oublie cette dernière en raison du fait qu’il sait pertinemment qu’Allah choisit ce qu’il y a de mieux pour lui, et du fait qu’il est un serviteur au sens propre du terme, auquel le maître intime des ordres, que cela lui plaise ou non .

S’il s’en satisfait, il obtiendra la satisfaction du maître.

Et s’il s’en indigne, le maître sera en colère contre lui.

Cette douceur divine intérieure  est le fruit de ces sentiments internes. Elle augmente ou diminue en fonction de leur intensité.

extrait du livre Al Fawa’îd page 411-412

copié de dawud69sahih.wordpress.com puis traitement co3ilm char3i

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya – الإمام محمد بن أبي بكر ابن قيم الجوزية

L’impact du quran sur le coeur

تأثير القرآن على القلب

Allah Le Très Haut dit :

إِنَّمَا ٱلۡمُؤۡمِنُونَ ٱلَّذِينَ إِذَا ذُكِرَ ٱللَّهُ وَجِلَتۡ قُلُوبُہُمۡ وَإِذَا
تُلِيَتۡ عَلَيۡہِمۡ ءَايَـٰتُهُ ۥ زَادَتۡہُمۡ إِيمَـٰنً۬ا وَعَلَىٰ رَبِّهِمۡ يَتَوَكَّلُونَ

{Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et c’est en leur Seigneur qu’ils placent leur confiance} (sourate al-Anfal verset 2)

Ceux-là sont les véritables croyants.

(traduction rapprochée)

{Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah.}

C’est-à-dire quand est mentionné Sa Grandeur, sa Majesté, Sa Suprématie, les cœurs prennent peur, et frémissent, et la personne se sent touché au point que certains Salaf lorsque leur était récités les versets procurant Al Khawf (la peur), ils tombaient malade pendant des jours.

Mais nous nos cœurs sont dures, (nous demandons à Allah qu’Il attendrisse nos cœurs).

Si les versets inspirant peur nous sont récitées, ils passent comme si ce n’était qu’une boisson fraiche, nous demandons à Allah de nous en préserver.

Mais le croyant, c’est celui qui lorsque est mentionné Allah sont cœur frémit, et ressent de la peur.

Certains Salaf quand il leur est dit «crains Allah» prenaient peur au point de faire tomber ce qu’ils tenaient dans leurs mains.

Mais nous nos cœurs aujourd’hui sont des pierres, ou plus dure encore que cela.

On dit à une personne : « Crains Allah crains Allah crains Allah » mais elle n’en tire nullement profit.

(traduction rapprochée)

{Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi}

Lorsqu’ils entendent les paroles d’Allah Azza wa Jall leur foi augmente.

Leur foi augmente par deux voies :

La première: Par la croyance en ce dont Allah a informé comme sciences de l’invisible passées et futures.
Le deuxième : Par l’acceptation et la soumission aux législations d’Allah.

Ils observent ce qu’Allah a ordonné et par cela ils augmentent leur foi.

Et ils délaissent ce qu’Allah a interdit afin de se rapprocher de Lui et par crainte de Lui leur foi augmente.

Ce sont ceux qui lorsque Allah est mentionné, leur foi augmente de ces deux façons.

Ainsi si tu vois que plus tu lis le Quran plus ta foi augmente, cela fait parti des signes de la réussite.

Mais si tu lis le Quran et que tu n’es pas touché et ne ressent pas son influence sur ton âme, il te faut soigner ton âme.

Il te faut soigner ton âme !

Je ne te demande pas d’aller à l’hopital et de prendre des des médicaments.

Mais il te faut soigner ton cœur !

Le cœur s’il ne tire pas profit du Quran et n’en tire pas de leçons, c’est que ce cœur est un cœur dure et malade.

Nous demandons à Allah de nous en préserver.

Toi mon frère, Lis le Quran et si tu vois que tu es touché au niveau de ta foi, de ton acceptation, et de ta soumission, alors bonne nouvelle à toi, tu es croyant.

Mais si ce n’est pas le cas [tu ne te sens pas touché], alors il te faut soigner ton âme.

Soigne ton âme !

Soigne ton âme avant que ne te vienne la mort sans aucune vie après elle.

Ceci est pour le cœur, mais pour le corps après la mort il y’à une vie, il y’à une résurrection, une rétribution, un Jugement.

(traduction rapprochée)

{ Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et c’est en leur Seigneur qu’ils placent leur confiance}

Et ils ne s’en remettent qu’à leur Seigneur uniquement.

Et ici {en leur Seigneur} devance le sujet afin d’exprimer l’exclusivité, et la restriction.

Et ils ne placent leur confiance qu’en Allah.

Car si tu t’en remets à autre qu’Allah, tu t’es alors remis à un être humain comme toi.

Et il ne veillera pas aussi bien à ton intérêt que toi tu peux le faire pour ta propre personne.

Traduction : Oum Ubaydilleh
Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine – الشيخ محمد بن صالح العثيمين