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Mémoriser le Coran dans le but de l’enseigner et de diriger la prière

Mémoriser le Coran dans le but de l’enseigner et de diriger la prière

(Par le Cheikh Ibn Baz , qu’Allah lui fasse miséricorde)

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Question :

Peut-on considérer comme un type de Chirk mineur (association d’autres divinités avec Allah) le fait d’apprendre les sciences de la religion et de mémoriser le Coran par cœur, dans le but d’enseigner les jeunes gens de son village et les conduire dans la prière ?

Réponse :

Les preuves de la charia (loi islamique) indiquent clairement que l’acquisition du savoir religieux et du Fiqh est l’un des meilleurs actes d’obéissance pour se rapprocher d’Allah.

Il en est de même pour la fait d’apprendre le Coran et de le réciter régulièrement, avec la volonté de le mémoriser par cœur tout ou en partie.

Ceci permet de se rapprocher d’Allah. Si vous utilisez ces connaissances pour instruire les gens de votre village et diriger leurs prières, alors c’est une bonne action qui mérite d’être récompensée, et ceci n’est pas du Riyâ’ (ostentation), ni du chirk, si votre intention est d’atteindre la Satisfaction d’Allah et le salut au Jour de la Résurrection, et de faire profiter les autres par votre savoir.

Mais si vous recherchez le Riyâ’ des gens, pour recevoir leurs éloges et leurs compliments, alors c’est un acte de Chirk mineur, conformément à la parole du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) où il dit : « Ce que je crains le plus pour vous, c’est le polythéisme mineur. »

Quand on lui demanda plus d’éclaircissement sur cela, il répondit: « C’est l’ostentation ». C’est quand l’homme se dresse pour prier et embellit sa prière, lorsqu’il sent que les gens le regardent.
Le Jour de la Résurrection, Allah s’adressera aux gens qui ont commis le Riyâ’, en leurs disant : Allez à ceux auprès de qui vous embellissiez vos actions dans le bas monde et voyez si vous trouvez une récompense chez eux Le Riyâ’ est de faire une action devant le gens, pour qu’ils vous complimentent et vous couvrent d’éloges.

Tel que la récitation du Coran dans le but d’entendre les gens dire : « Sa récitation du Coran est bonne ».

Un autre exemple en est de multiplier le Dhikr (évocation d’Allah) pour qu’ils disent : « Il n’arrête pas le Dhikr », et aussi de recommander le louable et mettre en garde contre le blâmable pour recevoir les éloges.

Tout cela est du Riyâ’. Par conséquence, vous devez prendre garde contre cet acte, et consacrer toutes vos actions à Allah Seul, sans Riyâ’.

En outre, si vous avez besoin du Livre du Coran pour guider les prières de Tarâwîh (prière surérogatoire faite pendant Ramadan), il n’y a pas de mal à cela. Il a été rapporté que le serviteur de `A’îcha (qu’Allah soit Satisfait d’elle) la guidait dans ses prières avec Le Livre du Coran, donc il n’y a pas de mal à faire la prière des Tarâwîh en suivant dans un Livre du coran. Toutefois, il est préférable de réciter de mémoire si l’on connaît le Coran par cœur.

Par le Cheikh Ibn Baz , qu’Allah lui fasse miséricorde

Extrait de nour ‘ala ad-darb cassette n°12
Source : alifta.net

Quelle différence entre le Quran en arabe et le Quran traduit ?

بسم الله الرحمن الرحيم
السلام عليكن و رحمة الله و بركاته

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Court extrait d’une fatwa nous indiquant les principales différences entre le Quran traduit en arabe et celui dans une autre langue, ceci étant, il reste indispensable pour les non-arabophones (comme le mentionne le cheikh qu’ALlah preserve plus bas) d’avoir tout de même une traduction à proximité même durant la mémorisation et ce afin de rester dans la compréhension et la méditation…qu’Allah nous assiste.

« Le Noble Qor’ân est la Parole d’Allâh – ‘Azza wa Djal.

C’est la raison pour laquelle il n’est pas permis de traduire le Qor’ân en une autre langue (que l’arabe).

Ceci dit, ce qui est permis dans ce domaine, c’est une traduction du sens rapproché.

Cependant, la traduction du sens rapproché ne sacralise pas ce dernier comme le Qor’ân [en arabe].

Car le Qor’ân (en arabe) est la Parole d’Allâh.

La traduction du sens rapproché est un effort d’interprétation de l’être humain, alors que le Qor’ân est un miracle [en lui-même] dans ses termes employés car ce dernier provient d’Allâh.

La traduction ne peut bénéficier des mêmes spécificités, car celui qui le traduit parmi les êtres humains se trompe, et parfois il voit juste, mais ses termes employés ne bénéficient pas du caractère miraculeux.

De la même manière pour le Qor’ân, le musulman accomplit un acte d’adoration par sa lecture ; pour chaque lettre lue, il bénéficie de bonnes actions.

Les bonnes actions se multiplient par dix ou plus encore, alors que la traduction rapprochée ne bénéficie pas de ses avantages.

Et ainsi de suite, sur beaucoup de sujets.

C’est pourquoi, il n’est pas possible de considérer la traduction rapprochée du Qor’ân comme le Qor’ân véritable, bien que la traduction rapprochée authentique du Qor’ân soit obligatoire à la lecture pour qui ne maîtrise pas la langue arabe.

Il apprend à travers cette traduction à connaître les règles religieuses, et doit les mettre en application, non pas de manière apparente, mais par des actions basées sur ce que représente le Qor’ân dans ses fondements à la base.

Et Allâh Seul Sait.  »

Fatâwa wa Rassâ-îl Moukhtârah du SHeikh Muhammad as-Sabîl, p.153-154
copié de manhajulhaqq.com repris sur le site 3ilm char3i

Cheikh Muhammad Ibn Abdullâh as-Sabîl – ‫الشيخ محمد بن عبدالله السبيل

Le Qor’ân a été révélé pour être médité…

coran

بسم الله الرحمن الرحيم
السلام عليكن و رحمة الله و بركاته

Ibn Qayyîm al-Djawziyyah (rahimahullâh)

« Pour ce qui est de la méditation du Qor’ân, elle consiste à concentrer le cœur sur ses significations, à concentrer l’esprit et la réflexion pour le comprendre, tel est le but de sa révélation et non pas seulement dans la simple récitation de son texte sans compréhension ni réflexion.

Allâh – Ta’âla – a dit : « [Voici] un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’intelligence réfléchissent ! » [1] Et : « Ne méditent-ils pas sur le Coran ? Où y a-t-il des cadenas sur leurs cœurs ? » [2] Et : « Ne méditent-ils donc pas sur la parole (le Coran) ? » [3] Et Il – Ta’âla – dit : « Nous en avons fait un Coran arabe afin que vous raisonniez. » [4]

Al-Hassan a dit : « Le Qor’ân a été révélé pour qu’on le médite et qu’on agisse en conséquence. Faites donc de sa lecture une pratique. »

C’est-à-dire, que rien n’est plus bénéfique pour l’adorateur [d’Allâh] dans sa vie de tous les jours, dans la préparation de son retour final et dans l’obtention de son salut, que de réfléchir sur le Qor’ân, de méditer longuement sur son texte et de concentrer l’esprit sur le sens de ses versets.

Car cela fait découvrir à l’adorateur tous les sentiers du bien et du mal, leurs ramifications, leurs causes, leurs débouchés et leurs fruits ainsi que les issues pour ceux qui les pratiquent, et il met dans sa main les clés des trésors de la félicité et des sciences bénéfiques, ce qui est de nature à fortifier les bases de la foi dans son cœur, à construire son édifice et à assurer ses piliers.

En effet, la méditation du Qor’ân fait voir au serviteur dans son cœur l’image du bas monde, de la vie future, du Paradis et de l’Enfer, lui inculque des enseignements exemplaires, lui fait contempler la justice d’Allâh et Ses faveurs, lui fait connaître Son Essence, Ses noms, Ses attributs et Ses actes, ce qu’Il aime et ce qu’Il déteste, Sa voie droite qui mène à Lui, les obligations de l’itinérant sur ce chemin et les difficultés ainsi que les calamités qui menacent sur cette voie.

Elle lui fait connaître également l’âme et ses caractéristiques, ce qui corrompt les œuvres et ce qui les améliore.

Elle lui fait connaître aussi les gens du Paradis et les gens de l’Enfer ainsi que leurs œuvres, leurs états et leurs marques, ainsi que les rangs des gens heureux et des réprouvés, et la répartition des créatures.

En un mot, elle lui fait connaître le Seigneur vers lequel il est appelé, la voie qui mène à Lui, et la félicité qu’il aura en accédant auprès de Lui. [5] »

Notes
[1] Coran, 38/29

[2] Coran, 47/24

[3] Coran, 23/68

[4] Coran, 43/3

[5] Madâradj as-Sâlikîn de Ibn al-Qayyîm, 2/34-36

Une femme qui ne veut pas apprendre le Livre d’Allah

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Question :

Quel est votre conseil pour une femme qui ne veut pas apprendre le Livre d’Allah car elle a peur de l’oublier ?

Réponse :

Non, cette pensée n’est pas correcte, elle doit être déterminée à mémoriser le Livre d’Allah. Elle doit en avoir l’intention, être déterminée et commencer à mémoriser ce qu’elle peut en s’organisant dans ses jours et ses nuits. Puis elle avance sur ce chemin.

Et si elle meurt alors qu’elle est sur ce chemin, elle sera parmi les gens qui auront les plus grandes récompenses, si sa croyance est authentique et que sa voie dans les actes est authentique, sur la voie des pieux prédécesseurs.

Et si Allah allonge sa vie et qu’elle mémorise le Coran, lors de sa répétition de sa lecture du Coran, Allah lui écrira pour chaque lettre une bonne action, comme cela est rapporté dans le hadith authentique d’après Ibn Mas’oud : « Je ne dis pas qu’Alif, Lam, Mim est une lettre, mais Alif est une lettre, Lam est une lettre et Mim est une lettre. ».

C’est-à-dire que l’homme obtient une obtient une bonne action pour chaque lettre qu’il prononce, et la bonne action est multipliée de dix à sept cent fois. Donc à chaque fois que celui qui mémorise apprend du Coran et le répète, il obtient des récompenses que Seul son Créateur peut dénombrer.

Cette femme doit donc avancer sur le chemin, commencer à mémoriser, être continuelle et être déterminée à réviser et à étudier le Coran tout au long de sa vie en espérant la récompense.

Et il serait bien également qu’elle ait avec elle un livre de tafsir, comme le résumé d’Ibn Kathir de Muhammad Nassib Ar-Rifa’i, ou alors tafsir Al-Karim Ar-Rahman du Cheikh As-Si’di. Ainsi, si le sens de certains versets lui pose problème, elle reviendra alors au livre de tafsir. Allah l’aura donc honorée par la mémorisation des versets du Coran et la compréhension de ses sens et elle obtiendra une très grande récompense. [1]

Fin de la réponse de Cheikh Zayd Ibn Muhammad Al Madkhali

Traduit et publié par daralhadith-sh.com

Il n’y a pas une fois où des gens se réunissent dans l’une des maisons d’Allah pour réciter le Livre d’Allah …

As salamu 3aleykunna

Voici un rappel fort et une très belle explication de ce hadith du noble cheikh al fawzan (qu’Allah le préserve).

En effet de nos jours la mémorisation est devenue un but et non un moyen pour ensuite le comprendre et l’appliquer.

Nos nobles savants insistent beaucoup sur cela, mémorisons oui, mais pour comprendre et appliquer par la suite in sha allah

Qu’Allah nous facilite dans cela.

tapis mosquée

Il n’y a pas une fois où des gens se réunissent dans l’une des maisons d’Allah pour réciter le Livre d’Allah …

Le Messager d’ Allah ( Prière et Salut d’Allah sur lui ) a dit:  » Il n’ y a pas une fois où des gens se réunissent dans l’ une des maisons d’ Allah pour réciter le Livre d’Allah et pour l’ étudier entre eux sans que la sérénité ne descende sur eux, que la miséricorde ne les couvre, que les anges ne les entourent de leurs ailes et qu’ Allah ne les mentionne devant ceux qui sont auprès de Lui.  » Hadith Authentique rapporté par Muslim, Ahmad, Abû Dâwûd, At-Tirmidhî et Ibn Mâja

Commentaire de Sheykh Saleh Al Fawzan (Qu’Allah le préserve ) :

« Ce hadith indique que l’ apprentissage de la science s’ effectue dans les mosquées puis qu’elles sont les maisons d ‘Allah, un endroit où se trouvent les anges, et où se trouvent la sérénité et la miséricorde.

Ainsi, il convient que l’ apprentissage de la science s ‘ effectue dans les mosquées, et non dans des camps de vacances et dans des aires de repos …

Il n ‘y a pas de mal à ce qu’ il y ait des assises de science ou une école où l’ on étudie la science. Cependant, les mosquées sont meilleures et quelle que puisse être l’ étude celle – ci éffectuée dans la mosquée cela sera toujours meilleure. Mais si il s’ y trouve une science enseignée dans celle-ci alors il n’ y a pas de mal mais son profit sera moindre comparé à celui de la mosquée.

 » Il n’ y as pas une fois où des gens se réunissent dans l’ une des maisons d’ Allah pour réciter le Livre d ‘Allah  » c’ est à dire les mosquées.

 » pour réciter le Livre d’Allah  » le lire, et étudier sa récitation de manière correcte et l’ apprendre, car c’est la base de la science,  » et pour l’ étudier entre eux  » comprendre ses interprétations.

Et le but n’ est pas uniquement Al-Hifdh ( l’apprentissage) et que tu apprennes le Qur’an et que tu le récites selon les dix récitations. Non! Ceci est seulement un moyen et ce n’ est pas l’ objectif. Ce qui est demandé est que tu comprennes et étudies ses sens et que tu le mettes en pratique.

Premièrement : Tu le lis

Deuxièmement : Tu le comprends

Troisièmement : Tu le mets en pratique.

Et la mise en pratique du Qur’an c’est le but visé. Néanmoins , son apprentissage, le respect des règles de récitation, la compréhension de ses sens et son interprétation selon la manière correcte ne demeurent que des moyens amenant à mettre en application le Noble Qur’an.

 » sans que la sérénité ne descende sur eux  » c ‘est à dire le calme , la tranquillité, le repos.

Et sa parole :  » que les anges ne les entourent de leurs ailes  » : les anges soutiennent les croyants, ils descendent sur les étudiants afin de les soutenir, de les protéger des démons.

Ils descendent sur les combattants dans le sentier d ‘ Allah afin de les renforcer et de leur donner du courage durant le combat et afin de faire fuire l’ ennemi.

Ainsi, ils descendent sur les croyants durant le Djihad, lors de l ‘ accomplissement des bonnes œuvres, ils aident les musulmans.

 » que les anges ne les entourent de leurs ailes  » c ‘ est à dire : ils les entourent afin qu’ aucun mal ne leur parvienne et que personne ne leur fasse de mal.

 » et qu’ Allah ne les mentionne devant ceux qui sont auprès de Lui  » c’est à dire : auprès de la grande assemblée. Allah les mentionne d’ une noble façon, Il l’ en informe son assemblée qui est composée d’ anges.

Il les vante auprès des anges. Tout ceci nous prouve le grand mérite de l ‘étude de la science, et le fait de lui donner beaucoup de temps pour son acquisition.

Ainsi, celui qui souhaite obtenir cette distinction qu’ il donne de son temps et qu’ il fasse des effort dans l’ apprentissage de la science auprès des gens de science et ceci dans les maisons d’ Allah ( Puissant et Exalté ) car les maisons d’ Allah ont été bâties pour l ‘acquisition du savoir…  »

Traduction : http://www.sounnah-publication.com

Source : المنحة الربانية في شرح الأربعين النووية de Sheykh Saleh Al Fawzan