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« Un seul jour équivalent à 50 000 ans ! »

terretpeuple

بسم الله الرحمن الرحيم

Certes la louange est à Allah, Seigneur des mondes, j’atteste qu’il n’y a de divinité si ce n’est Allah, Seul et sans associé et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et messager ; Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui, ainsi que sur sa famille et tous ses compagnons…

Ceci dit :

Méditation sur la parole de notre Seigneur [Allah] – Le Très Haut, quant à la description du Jour dernier : « …et ce sera un Jour difficile pour les mécréants ! » [S25. V26]

La difficulté de ce jour-là est une chose qui mérite qu’on médite [dessus], afin qu’il soit possible à l’adorateur de s’emparer des moyens salutaires et d’emprunter les chemins de la délivrance contre la difficulté de ce jour. Car il s’agit-là d’un jour auquel l’adorateur sera confronté [avec certitude] et il le faudra ; un jour ou il devra se tenir debout et il le faudra ; et il s’agit d’un jour dont voilà sa description visant les mécréants : « …et ce sera un Jour difficile pour les mécréants ! » [S25. V26].

Et le fait que ce jour-là soit difficile pour eux (les mécréants), ceci est dû à leurs actes immoraux et à la perversion dans laquelle ils étaient durant cette vie d’ici bas, comme l’a évoqué Allah – Le Très Haut :

« Et quant à celui qui est avare, se dispense (de l’adoration d’Allah), et traite de mensonge la plus belle récompense – Nous lui faciliterons la voie à la plus grande difficulté » [S92. V08-10].

Ainsi, cette difficulté est causée par ce sur quoi étaient ces gens-là, tel que le fait de se détourner [du message divin] et de faire obstacle [à la religion], et d’avoir un comportement dépravé, de dévier et de virer vers la décadence et au fait de s’éloigner de la religion d’Allah – Le Très Haut.

Ensuite, à la difficulté de ce jour-là, s’y ajoute sa durée.

Et sa durée est étonnante !

Il s’agit d’un seul jour équivalent à cinquante mille ans, comme ceci est montré dans le Coran et dans le récit du Messager (paix et bénédictions d’Allah sur lui) ; un seul jour équivalent à cinquante mille ans !!

Les créatures se tiendront debout ce jour qui sera long et durant lequel le soleil sera très proche des créatures et ce jour-là sera un jour difficile pour les mécréants.

Et certes ce jour-là, Allah – Le Très Haut, honorera Son serviteur croyant, Il le lui rendra plus favorable ; Il le lui rendra plus simple devant ce long moment [d’attente] et Il le préservera contre l’hostilité [de ce jour].

– Quant à cette longue attente, il a été rapporté de façon authentique dans le Moustadrak d’Al-Hakim, d’après Abu-Hurayra (qu’Allah soit satisfait de lui) que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit ceci :

« Le Jour de la Résurrection durera pour les croyants comme la durée entre le Dhouhr et le ‘Asr. »

[Al-Mustadrak d’Al-Hakim (1/84) ; Sheikh Al-Albani l’a authentifié dans SahIh al-Jâmi’ (8193).]

Ce jour dont voilà la durée, sera rendu plus favorable et plus facile pour le serviteur d’Allah, le croyant, ainsi sa durée lui sera comparable à l’entre deux temps de prière du Dhouhr et du ‘Asr.

– Et seront préservés contre l’hostilité [de ce jour], chacun en fonction de la fermeté de la Foi et des diverses adorations par lesquelles ils cherchaient à se rapprocher d’Allah – Le Très Haut, avec ; c’est la raison pour laquelle il a été rapporté dans le hadith suivant ceci :

« Il est Sept personnes qu’Allah abritera sous Son ombre, le Jour où il n’y aura d’ombre que la Sienne » et ceci fait partie de la facilité qui ne sera accordée qu’aux gens de la Foi et les gens qui se rapprochent d’Allah – Le Très Haut, par les actes de dévotions et par l’adoration.

Et ici [j’attire votre attention…], Ô mes nobles frères – il est un point important qu’il convient de méditer [dessus] : il concerne la salat qui est la colonne dorsale de la religion et son plus important pilier après les deux attestations, elle a un lien étroit et un rapport direct avec ce qui fait la facilité du Jour de la Résurrection ou sa difficulté.

Le savantissime Ibn Al-Qayyim – qu’Allah lui fasse miséricorde dit (quelques paroles dont le sens que voici) :

« Deux positions possibles pour l’adorateur qui se tient debout entre Les Mains d’Allah : la première lorsqu’il se tient debout entre Ses Mains dans la salat (qui correspond aux cinq prières journalières obligatoires), et la seconde lorsqu’il devra comparaître debout entre Ses Mains le Jour de la Résurrection ; ainsi, celui qui s’était préservé la première fois, Allah lui rendra ceci facile la seconde fois. Et quant à celui qui aura fait preuve de négligence dans la première situation, alors il lui sera rendu ce moment pénible lorsqu’il se trouvera dans la seconde situation ».

Donc, la salat, qui est la colonne dorsale de la religion et cet événement béni, ce moment suprême, qui est de se tenir debout entre Les Mains du Seigneur des mondes, constituent [incontestablement] un lien étroit avec ce qui fait la facilité de ce jour difficile.

Et nous avons sans doute pu remarquer – Ô mes frères – que dans le hadith cité auparavant, celui d’Abu-Hurayra (qu’Allah soit satisfait de lui) qui dit : « Le Jour de la Résurrection durera pour les croyants comme la durée entre le Dhouhr et le ‘Asr (l’entre deux-prières). » ; on fait mention de la salat, pas par un quelconque autre moment, mais il s’agit bien de celui de la salat qui correspond à l’acte de chacun de ces gens-là et qui est pour beaucoup dans ce qui leur procurera une facilité (ce jour-là).

Ainsi, la facilité de ce jour difficile a été concentrée dans la salat (comme la durée de l’entre deux-prières) pour ceux qui font partie de ces gens-là et de ceux qui la préserve !

At-Tirmidhi rapporte dans son livre intitulé « Al-Jâmi` », d’après Hurayth Ibn Qabissa – qu’Allah lui fasse miséricorde, qui raconte ceci : « Arrivé en ville j’ai dit: Ô Allah ! Aide-moi à trouver un convive vertueux. Ainsi, je fus la rencontre d’Abou Hurayra, je m’assis auprès lui et lui dis : J’ai prié Allah pour lui demander de me faciliter la rencontre d’un convive vertueux, veux-tu m’informer d’un hadith dont tu aurais entendu du Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui), peut-être qu’Allah m’accordera un bénéfice.  » Il (Abou Hurayra) dit : « j’ai entendu le Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah sur lui) dire :

« La prière est la première chose sur laquelle le serviteur sera jugé. Si elle s’avère bonne, la personne aura réussi et sera bienheureuse, et si elle s’avère mauvaise, alors elle aura échoué et sera perdante. »

(Rapporté par Tirmidhi et Nassâï et authentifié par Al-Albani).

Examine-donc ce lien évident entre la salat et la réussite et le bonheur dont jouiront ces gens-là, puis la déception et la défaite de ceux qui l’auront négligée.

C’est pour cela que celui qui viendra le Jour de la Résurrection, ayant négligé cette salat, après l’avoir délaissée, après avoir été insouciant à son égard, se condamnera de lui-même à la ruine et à sa propre humiliation.

Il a été rapporté de façon authentique dans le Mousnad (de l’Imam Ahmed), selon ‘Abdullah ibn ‘Amr Ibn Al-‘Ās (qu’Allah soit satisfait d’eux) qui raconte :

« Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) parlait de la salat un jour et dit : « Celui qui la préserve aura une lumière, un argument, un secours le Jour de la Résurrection. Quand à celui qui ne la préserve pas, il n’aura pas de lumière, ni de preuve, ni d’argument, ni de secours, et il sera au Jour de la Résurrection avec Qâroun, Pharaon, Hâmân et Oubeyy ibn Khalaf  » » [Rapporté par Ahmed, Ibn Hibbân]

C’est-à-dire qu’il aura négligé la salat et sera ressuscité parmi les partisans de la mécréance et les « têtes » de l’égarement ; celui qui aura négligé la salat se condamnera de lui-même, qu’il le veuille ou non, il sera ressuscité avec eux.

Si on disait à la personne : « voudrais-tu être ressuscité le Jour de la Résurrection aux côtés de Pharaon et de Qâroun et Hâmân et Oubeyy ibn Khalaf et parmi les autres partisans de la mécréance ? » Il dirait : « Non ! Je ne souhaiterai pas cela et je ne l’accepterai pas ». [Cependant], celui qui aura négligé la salat se condamnera de lui-même : « Ceci ne dépend ni de vos désirs ni des désirs des gens du Livre. Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela, et ne trouvera en sa faveur, hors d’Allah, ni allié ni secoureur. » [S04. V123].

Il ne te suffit pas de dire que je souhaite ceci ; mais œuvre en accomplissant un acte qui te délivrera de cela, et c’est la raison pour laquelle le Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Toute ma Communauté entrera au Paradis sauf celui qui refuse. » On lui demanda : « Qui peut refuser ? » Il dit : « Celui qui m’obéit entrera au Paradis, et celui qui me désobéit aura refusé. » [Rapporté par Al-Boukhari].

Et la plus grande désobéissance réside dans le fait de négliger cette obligation fondamentale qui a été prescrite par Allah – Le Très Haut, que doivent accomplir Ses serviteurs cinq fois par jour, le jour durant et la nuit.

Nous demandons à Allah – Glorifié et Exalté soit-Il, de nous accorder à tous la facilité dans toutes nos affaires, d’améliorer notre situation en tout point, de nous compter parmi ceux qui accomplissent la salat, et qu’Il nous guide dans le droit chemin ; et qu’Il ne nous laisse pas à notre propre sort ne serait-ce le temps d’un clin d’œil. Et Allah est plus savant et que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur le Messager d’Allah

[Fin des paroles du Sheikh]

Source : http://www.al-badr.net – وكان يوما على الكافرين عسيرا
Sheikh Abdrazzaq Ibn Abdelmohsin Al-‘Abbad Al-Badr (Qu’Allah le préserve).
Traduction rapprochée : AbuKhadidja Al Djazairy

http://www.alghourabaa.com/index.php/rappels-conseils/conseils-des-savants/264-et-ce-sera-un-jour-difficile-pour-les-mecreants.html

« Ils ont causé un plus grand tort à l’islam »

Shaykh Al-‘Uthaymin a dit en commentaire de la parole d’Allah (traduction rapprochée) :

 

وَأُوحِىَ إِلَىَّ هَـٰذَا ٱلۡقُرۡءَانُ لِأُنذِرَكُم بِهِۦ وَمَنۢ بَلَغَ‌ۚ
« Afin que je vous avertisse par lui (le Coran), vous et tous ceux à qui il parviendra » (Al-An’âm, v.19) :

 

« Le sens de «Afin que je vous avertisse» est :

 

je vous mets en garde contre la division… et le sens de  «tous ceux à qui il parviendra» est que ceux à qui le Coran n’est pas parvenu, la preuve ne leur a pas été établie.

 

De même celui à qui il parvient déformé, la preuve ne lui a pas été établie, mais il n’est pas autant excusé que celui à qui il n’est pas parvenu du tout.

 

Car celui à qui il parvient déformé doit tout de même chercher [la vérité].

 

Mais il peut arriver qu’il ait une confiance telle en celui qui le lui a transmis qu’il se dispense de chercher plus encore.

 

La religion de l’islam est-elle parvenue à l’ensemble des mécréants sous un forme non déformée ?

 

Non, aucunement !

 

Et lorsqu’est apparu le problème des Frères Musulmans qui agissent sans aucune sagesse, cette déformation s’est accentuée aux yeux des occidentaux et d’autres qu’eux.

 

Je veux signifier qu’ils sont ceux qui se font exploser au milieu des gens en prétendant que cela est le djihad sur le sentier d’Allah.

 

Mais en fait, ils ont causé un plus grand tort à l’islam et aux musulmans qu’ils n’ont apporté un bien.

 

Qu’ont-ils amené ?

 

Je vous le demande : les mécréants se sont-ils dirigés vers l’islam ou l’ont-ils plus fuit encore ?

 

Quant aux musulmans, il s’en faut de peu qu’ils ne couvrent leur visage pour ne pas être affiliés à ce groupe épouvantable.

 

L’islam est innocent d’eux, l’islam est innocent d’eux.

 

Même après l’obligation du djihad, les compagnons ne se rendaient pas chez les mécréants pour les tuer, jamais !

 

Sauf pour le vrai djihad sous l’étendard d’un gouverneur capable d’accomplir le djihad.

 

Quant à ce terrorisme, par Allah c’est une dévalorisation des musulmans.

 

Je le jure par Allah, car nous voyons désormais des résultats jamais vus auparavant, cela ne fait qu’augmenter la déformation.

 

Si nous avions emprunté la voie de la sagesse, si nous avions crains Allah, si nous avions rectifié nos propres personnes avant toute chose, puis les autres par des moyens légiférés, les résultats auraient été bons.

 

Source : Face A de la première cassette de Sharh Usûl At-Tafsîr

copié de salafs.com/puis tiré de 3ilm char3i

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine – الشيخ محمد بن صالح العثيمين

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La demande de pardon (سورة نوح ١٠ إلى ١٢) Cheikh 3abdel razzaq el 3abbad حفظه الله

« قال الله تعالى : فقلت استغفروا ربكم إنه كان غفارا يرسل السماء عليكم مدرارا ويمددكم بأموال وبنين ويجعل لكم جنات ويجعل لكم أنهارا « 
(سورة نوح ١٠ إلى ١٢)

Allah a dit dans la sourate Nouh n°71 versets 10 à 12:

« J’ai donc dit: Implorez le pardon de votre Seigneur car il est Celui qui pardonne beaucoup. Alors il enverra pour vous des pluies abondantes du ciel, il vous accordera beaucoup de biens et d’enfants et il vous donnera des jardins et vous donnera des rivières ».

d’Al Azhar à la Salafiyya…(récit)

Le grand savant Hâmid Al Fiqî : d’Al Azhar à la Salafiyya

Le shaykh, le grand savant Hammâd Al Ansâri (1344-1418 h.) nous raconte comment son shaykh, le grand savant égyptien Hâmid Al Fiqî (1310-1377 h.) qui a étudié à l’université d’Al Azhar a connu la Salafiyya.

Ce récit est tiré d’un entretien que le shaykh a eu avec le magazine At-Tawhîd.

L’extrait traduit ici se trouve pages 294-297 du livre :

المجموع في ترجمة العلامة المحدث الشيخ حماد بن محمد الانصاري ….

Le Shaykh dit :

« En ce qui concerne la vie du shaykh Hâmid Al Fiqî : je l’ai rencontré en l’an 1367 de l’hégire.

Je suis venu à lui alors qu’il enseignait l’exégèse d’Ibn Kathîr à la porte de ‘Alî de la mosquée sacrée.

Quand je l’ai entendu, j’ai dit : Voilà ce que je cherchais.

Il prenait les versets relatifs au Tawhîd sur lesquels il attirait l’attention.

Je l’ai entendu de loin, et je me suis assis à son cours.

C’était le premier cours dans lequel je m’asseyais dans la mosquée sacrée alors que j’étais un jeune garçon, mon âge ne dépassait pas 22 ans.

J’ai écouté le cours, qui traitait de l’exégèse des versets relatifs au Tawhîd.

Quand le cours a pris fin et après avoir accompli la prière al ‘ishâ, un homme syrien -dont je ne me souviens pas du nom en ce moment- nous est venu et a dit au shaykh : « Je propose que vous buviez le café chez moi », le shaykh lui dit : « Et ma compagnie », l’homme lui dit : « Amène qui tu veux ».

C’était la première fois que je voyais le shaykh, bien que j’ai beaucoup entendu parler de lui car mon shaykh était l’élève du shaykh Hâmid Al Fiqî.

Nous nous sommes rendus à la maison du frère syrien.

[…]

Puis nous nous sommes assis et avons bu le café.

J’ai dit au shaykh Hâmid Al Fiqî -qu’Allah lui fasse miséricorde- : « Ô shaykh, j’ai une question », il dit : « Quelle est ta question ô mon enfant ? », je lui ai dit : « Comment es-tu devenu monothéiste alors que tu as étudié à Al Azhar ? Je voulais profiter et qu’en même temps les gens écoutent.

Le shaykh a alors dit : « Par Allah ta question est pertinente ».

Il dit : « Moi j’ai étudié à l’université d’Al Azhar, et j’ai étudié la ‘aqîda des gens du kalâm, qu’ils enseignent.

J’ai obtenu la licence et je suis reparti dans ma ville pour qu’ils se réjouissent de ma réussite.

Sur le chemin, je suis passé à côté d’un agriculteur qui labourait la terre.

campagne

Arrivé à son niveau il dit : « Ô mon enfant, assieds-toi sur le banc ».

Il y avait un banc sur lequel il s’asseyait lorsqu’il finissait son travail.

Je me suis assis sur le banc alors qu’il travaillait, et j’ai trouvé à coté de moi sur le bord du banc un livre.

Je l’ai pris et regardé. C’était le livre : « Ijtimâ’ al jouyoush al islâmiyyah ‘ala ghazwi al mo’attilati wal jahmiyyah » d’Ibn Al Qayyim.

J’ai donc pris le livre pour me divertir.

Quand il m’a vu le prendre et commencer à le lire, il s’est attardé.

J’ai alors eu le temps de me faire une idée du contenu du livre.

Après un certain temps pendant lequel il travaillait dans son champ et alors que j’étais en pleine lecture, l’agriculteur est venu et a dit : « Que la paix soit sur toi ô mon enfant, comment vas-tu, et d’où viens-tu ? ».

J’ai répondu à sa question, puis il me dit : « Par Allah tu es habile, car tu as progressé graduellement dans la science jusqu’à atteindre ce niveau.

Mais mon enfant, j’ai une recommandation », j’ai dit « Laquelle ? », l’agriculteur dit : « Tu as un diplôme pouvant te faire vivre partout, en Europe et en Amérique, partout.

Mais il ne t’a pas appris la chose que tu te dois de connaître avant toute chose. » J’ai dit : « Laquelle ? » Il dit : « Il ne t’a pas appris le Tawhîd ».

Je lui ai dit : « Qu’est-ce que le Tawhîd », l’agriculteur dit : « le Tawhîd des Salaf ». Je lui est dit : « Et qu’est-ce que le Tawhîd des Salaf ? », il lui dit : « Regarde comment l’agriculteur qui est devant toi a connu le Tawhîd des Salaf ». Il lui dit : « Ce sont ces livres : Le livre « As-Sounna » de l’imam Ahmad le grand, le livre « As-Sounna » de l’imam Ahmad le petit, le livre « At-Tawhîd » d’Ibn Khouzayma, le livre « Khalq af’âl al ‘ibâd » d’Al Boukhâri, le livre « I’tiqâd ahl as-sounna » du hâfedh Al-Lâlakâï, et il lui a énuméré beaucoup de livres relatifs au Tawhîd.

livresan

L’agriculteur a aussi cité les livres de Tawhîd des savants venus plus tard, puis il a cité les livres de shaykh al islâm Ibn Taymiyya et Ibn Al Qayyim, et il lui a dit : « Je vais t’indiquer où trouver ces livres ; lorsque tu arriveras dans ta ville et qu’ils te verrons et se réjouirons de ta réussite, ne t’attarde pas et reviens directement au Caire.

Quand tu y seras arrivé, rentre à Dâr al koutoub al misriyya, tu y trouveras tous ces livres que je t’ai cités.

Mais tu les trouveras sous un tas de poussière. Et moi je veux que tu les débarrasses de la poussière et que tu les propages. »

Ces paroles venant de ce modeste agriculteur savant sont allées droit dans le coeur du shaykh Hâmid Al Fiqî, car elles proviennent d’un homme sincère.

J’ai arrêté le shaykh et je lui ai demandé : « Comment l’agriculteur a eu connaissance de tout cela ? ».

Le shaykh Hâmid dit : « Il l’a su de son shaykh le sableur, entendez-vous parler du sableur ? », je lui ai dit : « Moi je ne le connais pas ce sableur, quelle est son histoire ? ».

Il dit : « Le sableur recherchait les livres de ses prédécesseurs, puis lorsqu’il trouva ce qu’il trouva, il rassembla ses ouvriers et ses balayeurs et commença à leur enseigner. Mais il n’était pas autorisé à enseigner cela librement et en public, et parmi eux il y avait cet agriculteur.

sable

Et cet agriculteur est digne d’être un imam parmi les imams, mais il se trouve ici dans l’agriculture.

Qui donc est apte à apprendre ? Mais le bien reste présent dans toute contrée jusqu’à l’avènement de l’Heure. »

Quand j’ai rejoint ma ville en Egypte, je suis reparti au Caire et j’ai mis la main sur tous les livres que m’avait cités l’agriculteur savant excepté un seul livre que j’ai trouvé après un long moment.

Après cela, l’assise a pris fin et le shaykh Hâmid Al Fiqî est parti.

Il venait en Arabie Saoudite et nous l’accueillions parmi la mission égyptienne à l’époque du roi Farouq tous les ans.

Cette histoire était la réponse à la question que j’ai posée au shaykh Hâmid lors de l’assise de l’homme syrien. »

Source : AbouLWaqt