L’histoire de dhul kifl (Ezekiel) عليه السلام

بسم الله الرحمن الرحيم

Tafsir du verset 243 sourate Al baqarah :

L’histoire de dhul kifl (Ezekiel) عليه السلام

۞ أَلَمْ تَرَ إِلَى الَّذِينَ خَرَجُوا مِن دِيَارِهِمْ وَهُمْ أُلُوفٌ حَذَرَ الْمَوْتِ فَقَالَ لَهُمُ اللَّهُ مُوتُوا ثُمَّ أَحْيَاهُمْ ۚ إِنَّ اللَّهَ لَذُو فَضْلٍ عَلَى النَّاسِ وَلَٰكِنَّ أَكْثَرَ النَّاسِ لَا يَشْكُرُونَ (243)

« N’as-tu pas vu ceux qui sortirent de leurs demeures (il y en avait de milliers) par crainte de la mort ? Puis Allah leur dit : « Mourrez ».

Après quoi Il les rendit à la vie. Certes, Allah est Détenteur de la faveur envers les gens, mais la plupart des gens ne sont pas reconnaissants. »

…. Ibn Abi Hatim rapporta qu’Ibn abbas dit qu’il s’agit d’habitants d’un village appelé Dawardan.

Pour sa part, Ali Ibn ‘asim dit aussi qu’ils étaient ceux du village de Dawardan situé à un farsakh (4.8 km) en direction de wasit (en Iraq).

Wakia Ibn Al jarrah dit dans son exégèse qu’Ibn abbas dit aux sujet de ce verset qu’ils étaient 4000 personnes qui avaient fui leurs demeures pour échapper à la peste.

Ils dirent : « Nous devons nous réfugier dans un pays où il n’y a pas de mort ».

Quand ils arrivèrent dans une certaine région, Allah leur dit :

« موتوا »

« Mourrez ! »

Et ils moururent tous.

Ensuite, l’un des prophètes passa par leur endroit et supplia Allah de les ressusciter et Allah les ramena à la vie.

Plusieurs savants parmis salafs dirent que ces gens peuplaient un village, à l’époque des enfants d’Israël.

Le climat y était dur pour eux et une épidémie éclata dans leur cité, ils fuirent la mort et se réfugièrent dans un autre lieu, une vallée fertile dont ils peuplèrent les deux rives.

Allah leur envoya deux anges… l’un dans la partie inférieure de la vallée et l’autre dans sa partie supérieure.

Les anges crièrent en même temps et tous les gens moururent sur le champ.

Ils les déplacèrent ensuite dans un lieu choisi et construirent leurs tombes sur eux. Ils périrent tous, leurs corps se decomposèrent.

Longtemps plus tard, l’un des prophètes des enfants d’Israël du nom d’Ezekiel, passa par cet endroit et implora Allah de les ramener à la vie.

Allah exauça sa supplication et l’ordonna de dire : « Ô os décomposés ! Allah vous commande de vous rassembler ».


Aussitôt, les os de chaque corps se rassemblèrent l’un avec l’autre.

Allah l’ordonna ensuite de dire : « Ô os ! Allah vous commande de vous couvrir en chair, en nerfs et en peaux ».

Ce qui fut fait alors alors qu’Ezekiel regardait.

Allah l’ordonna ensuite de dire : « Ô âmes ! Allah vous commande de retourner dans les corps qui vous abritaient « .

Ils retournèrent tous à la vie en se regardant les uns, ils proclamèrent : « Gloire à Toi ! Il n’y a nulle divinité autre que Toi ».

Allah les ramena donc à la vie après un long sommeil funèbre.

La ressuscitation de ces gens est un exemple et une preuve tangible sur la résurrection physique le jour de la Résurrection, c’est ainsi qu’Allah dit :

إِنَّ اللَّهَ لَذُو فَضْلٍ عَلَى النَّاسِ… (243)
Certes, Allah est Détenteur de la Faveur, envers les gens »

C’est à dire à travers les signes évidents qu’Il leur donne et les preuves incontestables qu’Il leur apporte….

L’histoire des gens morts montre aussi que la prévention n’empêche pas l’accomplissement de la destinée et qu’il n’y a pas de refuge d’Allah qu’auprès d’Allah Lui-même.

C’est gens-là quittèrent leurs demeures pour échapper à la mort engendrée par l’épidémie et à l’affût de la vie, mais la mort les a surpris tous en même temps.

Source :

Tafsir ibn kathir

https://quran.ksu.edu.sa/tafseer/katheer/sura2-aya243.html

Cette entrée a été publiée le décembre 15, 2024, dans Sessions.

Le saviez – vous ?

بسم الله الرحمن الرحيم

Le saviez – vous ?

Al hawamim حم et Tawasin طس

Cette entrée a été publiée le décembre 10, 2024, dans Sessions.

Les 12 comportements à avoir pour l’apprenant (2 ème partie)

Les 12 comportements à avoir pour l’apprenant (2 ème partie)

Septièmement : qu’il s’efforce de préserver les actes recommandés en Islam, parmi les oeuvres et paroles ; qu’il soit assidu dans la récitation du Coran, l’évocation d’Allah Ta’âlâ par son cœur et par sa langue, les invocations du matin et soir, les actes surérogatoires dans la prière, le jeûne, le pèlerinage sacré, la prière sur le prophète (salla Allah ‘alayhi wa sallam), certes l’aimer et l’honorer est obligatoire, qu’il se comporte alors convenablement lorsque son nom est évoqué.

Citer la sunnah du prophète (salla Allah ‘alayhi wa sallam) est recommandée.

Lorsque l’imam Mâlik mentionnait le prophète (salla Allah ‘alayhi wa sallam) son visage changeait de couleur et se creusait.

Lorsque l’on évoquait le nom du prophète (salla Allah ‘alayhi wa sallam) auprès de Ja’far Ibn Muhammed, son visage devenait pâle, de même que Ibn al Qâssim, sa langue se desséchait dans sa bouche lorsque le nom du prophète était cité, pour son respect profond envers le messager d’Allah.

Huitièmement : qu’il se comporte avec les gens de la meilleure manière : avoir un visage souriant, répandre le salâm, nourrir les nécessiteux, contenir sa colère, de pas nuire aux gens, supporter leurs torts, favoriser les autres sur soi-même, agir avec équité et abandonner le favoritisme, exprimer sa gratitude pour les bienfaits, s’efforcer de satisfaire les besoins des autres, intercéder en leur faveur, faire preuve de gentillesse envers les pauvres, s’occuper des voisins et des proches, être bienveillant envers les étudiants, les aider et leur rendre service- comme nous allons le voir in shaa Allah-.

S’il constate un manquement chez une personne dans sa prière, ou bien au niveau de la purification, qu’il la conseille donc avec douceur et bienveillance, comme l’a fait le Messager d’Allah (salla Allah ‘alayhi wa sallam) avec le bédouin qui s’est mis à uriner dans la mosquée, ou encore avec Mu’âwiya Ibn al Hakam lorsque celui-ci parlait durant la prière.

Neuvièmement : qu’il purifie son intérieur et son apparence des comportements immoraux et qu’il s’empreigne de nobles caractères.

Parmi les comportements immoraux : la rancœur et l’envie, l’injustice, la colère pour autre qu’Allah Ta’âlâ, la tromperie, l’orgueil, l’ostentation, la vanité et la quête d’une réputation, l’avarice, la perfidie, l’arrogance, la cupidité, la fierté, la concurrence dans ce bas-monde et l’ostentation à son égard, la flatterie, vouloir impressionner les autres, vouloir être flatté pour une chose que l’on n’a pas réalisé, se préoccuper des défauts des autres tout en ignorant ses propres défauts, le fanatisme et le communautarisme pour autre qu’Allah, le désir et la crainte pour autre que Lui, la calomnie et la médisance, le faux témoignage, le mensonge, l’obscénité dans les paroles, le mépris des autres, même s’ils sont de statut inférieur.

Prenez donc garde, prenez garde à ces traits perfides et aux mœurs viles car ce sont la porte de tout mal, voire le mal entier.

Parmi les remèdes contre l’envie : la réflexion qu’il s’agit en vérité d’une altération à la sagesse d’Allah puisque c’est Lui Seul qui a fait don de ce bienfait à cette personne enviée.

Parmi les remèdes contre la vanité : se rappeler que son savoir, sa compréhension, sa clarté d’esprit et son éloquence, etc… sont des bienfaits qu’Allah lui a octroyé, et ce sont des dépôts auxquels ils se doit de préserver précieusement. Qu’il se souvienne que Celui qui lui a fait don de ces bienfaits peut tout aussi bien les lui reprendre en un clin d’œil, comme cela a été le cas pour Bal’âm *, et cela n’est nullement difficile pour Allah : (sens rapproché des versets ) {Sont-ils à l’abri du stratagème d’Allah ?} (Al-A’raf : 99)

Parmi les remèdes à l’ostentation : avoir à l’esprit qu’aucune créature ne peut agir en sa faveur dans ce qu’Allah ne lui a point destiné, et qu’ils ne peuvent en aucun le nuire s’Il ne te pas prédestiné ce mal. Pourquoi donc annule-t-il son œuvre et nuit-il à sa foi et accorde-t-il de l’importance à ceux qui, en vérité, ne peuvent ni agir en sa faveur ni lui causer du tort ?!


Allah Ta’âlâ, connaît très certainement sa mauvaise intention comme il a été authentifié dans le hadith suivant : « Pour celui qui n’agit que pour être entendu et vu, Allah fera en sorte qu’il soit entendu et vu.»**

Parmi les remèdes contre le mépris des autres : méditer sur la parole d’Allah Ta’âlâ (traduction rapprochée du sens des versets) :

{ ô vous qui avez cru ! Qu’un groupe ne se raille pas d’un autre groupe : ceux-ci sont peut-être meilleurs qu’eux. Et que des femmes ne se raillent pas d’autres femmes : celles-ci sont peut-être meilleures qu’elles. Ne vous dénigrez pas et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (injurieux).

Quel vilain mot que : « perversion » lorsqu’on a déjà la foi. Et quiconque ne se repent pas… Ceux-là sont les injustes.} (Al Hujurâtes : 11)

*voir tafsir Ibn Kathir de sourate Al A’raf (175-178)
**Rapporté par Al Bukhari 6499 et Mouslim 2987


{Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. } (Al Hujurâtes : 13)

*voir tafsir Ibn Kathir de sourate Al A’raf (175-178)

{ Ne vous vantez donc pas vos propres mérites. Il sait parfaitement qui Le craint réellement. } (An Najm : 32)

Fait partie des nobles caractères : la constance dans le repentir, la sincérité, la certitude, la piété, la patience, l’acceptation, la reconnaissance, l’ascétisme, placer sa confiance en Allah, posséder une belle âme, avoir une bonne opinion , savoir outrepasser, le bon comportement, l’excellence, la gratitude, la douceur envers les créatures, la pudeur envers Allah et envers les autres.

L’amour d’Allah Ta’âlâ est la qualité qui regroupe toutes les belles vertus, et il se concrétise en suivant la voie du Messager d’Allah : (traduction rapprochée du sens des versets) : {Dis : « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »} (Ali Imran : 31)

Dixièmement : la persévérance dans le désir de progresser constamment, en faisant preuve de sérieux et en fournissant des efforts. Qu’il soit assidu dans les pratiques spirituelles parmi les actes d’adoration, mais aussi dans les domaines intellectuels tels que la lecture, l’enseignement, l’étude, la réflexion, l’écriture, la mémorisation, la recherche…

Qu’il ne perde donc pas son temps dans autre chose que l’apprentissage et les efforts, si ce n’est pour un besoin tel que manger, boire, dormir, se reposer, accorder le droit à son épouse, accueillir un visiteur, la quête de la subsistance, ou une douleur, ou autre raison valable lui empêchant de le faire.

Certes, le restant des jours dans la vie du croyant n’a pas de prix, et celui dont deux jours sont égaux est perdant.

Onzièmement : qu’il ne s’empêche de bénéficier d’un savoir auprès d’une personne possédant un statut inférieur à lui, ou d’une lignée inférieure, ou bien venant de quelqu’un de plus jeune que lui. Qu’il acquiert la science où qu’elle se trouve, la sagesse est la quête du croyant il la saisit où qu’il la trouve.

Sa’îd ibn Jubeyr dit : « L’homme demeure savant tant qu’il continue d’apprendre, mais dès lors qu’il cesse d’apprendre et pense se suffire de son savoir, il est alors le plus ignorant. »

Certains salafs profitaient des connaissances de leurs élèves.

Al Humeydi – l’élève de l’imam Ach-Châfi’î – a dit : « J’ai accompagné Ach-Châfi’î de la Mecque jusqu’en Egypte, je tirais profit de son savoir sur les questions juridiques et il tirait profit de mes connaissances sur les hadiths. »

Douzièmement : s’engager dans l’écriture et la compilation d’ouvrages, tout en étant pleinement apte à le faire. Il se doit de connaître précisément les domaines en question, avoir des connaissances approfondies dans ces disciplines, d’où la nécessité de rechercher et de réviser continuellement.

Al Khatîb Al Baghdâdi dit : « Cela (l’écriture) permet de consolider la mémoire, d’animer le cœur, d’améliorer le caractère, d’exceller dans l’expression, d’être gravé dans les mémoires, d’acquérir une immense récompense et enfin de l’immortaliser jusqu’à la fin des temps. »*

*Al Jâmi’ li akhlâq ar-râwi wa adab as-sâmi’ (2/422)

Extrait du livre « Tadhkira as-sâmi’ wal moutakallim fî adab al ‘âlim wal mouta’allim de l’imam Badr ad-Dîn Ibn Jamâ’a (rahimahuLLah) (p48-60)

Traduit par l’équipe Darataalibat.

Cette entrée a été publiée le octobre 19, 2024, dans Rappels Divers.

12 comportements à avoir pour l’apprenant (Partie 1)

Premièrement : Observer la crainte d’Allah Ta’âlâ en permanence que ce soit en privé ou en public, et maintenir cette crainte dans tous ses instants de mouvements ou de repos, dans ses paroles et actes.

Il  est garant de ce qui lui a été confié comme savoir et de ce qui lui a été accordé comme compréhension

Allah Ta’âlâ dit (traduction rapprochée du sens des versets) : 

{Ô vous qui croyez ! Ne trahissez pas Allah et le Messager. Ne trahissez pas sciemment la confiance qu’on a placée en vous ?} (Al-Anfâl :27)

Allah Ta’âlâ dit aussi (traduction rapprochée du sens des versets) :

{Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi.} (Al-Mâ’idah : 44)

L’imam Châfi’i dit : « Le savoir n’est pas ce qui est mémorisé, le savoir est ce qui est utile. »

Fait également parti de cela : la constance dans la sérénité, la dignité, le recueillement, la piété, l’humilité envers Allah ainsi que la soumission.

‘Omar (qu’Allah l’agrée) dit : « Apprenez la science, et apprenez avec elle la sérénité et la dignité. »

On rapporte des Salafs cette parole : « Il incombe au savant, d’être humble vis à vis Allah aussi bien en secret qu’en public, qu’il se méfie de sa propre personne et qu’il s’arrête là où cela lui semble difficile. »

Deuxièmement : Qu’il préserve la science comme l’ont fait les érudits parmi les pieux prédécesseurs, et qu’il la respecte selon l’honneur et la fierté que lui a conféré Allah T’a’âlâ.

Ainsi, il ne doit pas s’humilier en se rendant chez ceux qui ne sont pas dignes de lui parmi les gens qui portent l’amour de ce bas monde, sans nécessité ou besoin , même s’ils ont un grand statut ou une grande renommée.

Az Zuhri a dit : « C’est une humiliation pour la science que le savant l’apporte chez l’apprenant. »

Les paroles des Salafs à ce sujet sont nombreux.

(…)

Troisièmement : Qu’il se détache de ce bas-monde autant que possible, sans nuire à lui-même ou à sa famille. Cela exige un équilibre entre les besoins qui doivent être modérés et la satisfaction.

Le plus bas degré d’un savant est de détester l’attachement à ce bas monde puisqu’il connaît mieux que quiconque sa bassesse, ses tentations, sa rapide disparition et de la quantité d’efforts et de difficultés qu’elle impose, il est de ce fait la personne la plus digne de ne pas y prêter attention, ni de se laisser accabler par ses soucis.

Yahyâ ibn Mu’âdh dit : « Si ce monde était de l’or qui disparaît et l’au-delà était de verre durable alors il conviendrait à l’homme sage de préférer le verre durable à l’or périssable. Que dire alors lorsque ce monde est de verre périssable et l’au-delà est d’or éternel ?! »

Quatrièmement : Que son savoir ne soit pas une cause lui permettant d’accéder à un objectif mondain : un grade élevé, une fortune, une réputation, la célébrité, un service, ou encore vouloir devancer ses paires.

L’imam Ach-Châfi’î dit : «  J’aimerais que l’humanité entière apprenne cette science sans qu’aucun mot de celle-ci ne me soit attribué. »

Cinquièmement : Qu’il s’abstienne des gains vils et de leurs vices, ainsi que des pratiques habituellement et religieusement réprouvées telles que la hijâma (la saignée), le tannage, le change et la bijouterie et qu’il évite les lieux de soupçon, éloignés soient-ils.

Qu’il ne fasse aucun acte compromettant sa dignité ou acte répréhensible en public, même si celui-ci est légitime en soi, car cela l’expose à des soupçons, à des critiques ou encore amène les gens à avoir de fausses accusations. 

(…)

Sixièmement : Qu’il soit assidu dans la pratique des rites religieux et la manifestation de ceux-ci : par exemple, pratiquer les 5 prières quotidiennes en groupe à la mosquée, répandre le salâm aux personnes proches mais aussi à toutes les personnes sans distinction, ordonner le bien et interdire le blâmable, et faire preuve de patience face à ceci, exposant la vérité aux dirigeants, se remettant entièrement à Allah sans redouter aucune remarque, il se rappelle la parole d’Allah Ta’âlâ (traduction rapprochée) : {Et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise !} (Loqman : 17)

Qu’il garde en tête que notre prophète (salla lahou Allah ‘alayhi wa sallam) ainsi que les autres messagers faisaient preuve de patience face au mal qu’ils recevaient et ils le supportaient pour Allah jusqu’à ce que l’issue leur soit favorable.

De même, il se doit de propager les sunans du prophète (صلى الله عليه وسلم) , de combattre les innovations et de diriger les affaires religieuses et intérêts communs pour les musulmans, de façon légiférée et selon la voie du prophète.

(…)

Extrait du livre « Tadhkira as-sâmi’ wal moutakallim fî adab al ‘âlim wal mouta’allim de l’imam Badr ad-Dîn Ibn Jamâ’a (rahimahuLLah) (p48-60)

Traduit par l’équipe Darataalibat.

Cette entrée a été publiée le octobre 12, 2024, dans Rappels Divers.

Les anges harout et marout

L’histoire des anges harout et marout (sourate al baqara)

Quelle est la signification de la parole d’Allah Ta’âlâ : {Ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harut et Marut, à Babylone } ?

Question :

Quelle est la signification de la parole d’Allah Ta’âlâ : {Ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harut et Marut, à Babylone } ? Et quel est le sens voulu de {aux deux anges Harut et Marut, à Babylone } ?

Réponse du Cheikh :

Citons le verset entièrement, la parole d’Allah Ta’âlâ :

{Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Sulayman (Salomon). Alors que Sulayman (Salomon) n’a jamais été mécréant mais bien les diables: ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harut et Marut, à Babylone }

Le terme « Babylone » est indépendant de ce qui vient après, {mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord :

« Nous ne sommes rien qu’une tentation: ne sois pas mécréant » ils apprennent } : c’est-à-dire les gens, {auprès d’eux } : auprès des deux anges ; {ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission d’Allah. Et ils apprennent } : les gens ; {ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable .Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ce pouvoir] n’aura aucune part dans l’au-delà.}.

A travers ce verset, Allah Subhânahu wa Ta’âlâ éprouva Ses serviteurs, et Il – Subhânahu wa Ta’âlâ- fait tout ce qu’Il veut.

Il fit descendre deux anges parmi Ses anges, dans un lieu connu en Irak nommé « Babylone » .

L’un des deux se prénomme : Hârout , et le second : Mârout.

Il les envoya avec une sorte de sorcellerie qu’ils enseigneront ; c’est Allah-Subhânahu wa Ta’âlâ- qui leur a appris cela, ils se sont mis à enseigner aux gens cette sorcellerie mais tout en leur mettant en garde contre celle-ci : {mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord: « Nous ne sommes rien qu’une tentation : ne sois pas mécréant »}.

Parmi ces gens, il y a ceux qui la délaissèrent et qui ne l’ont pas apprise ; et d’autres qui l’apprirent.

C’est le sens voulu du verset.

Et si quelqu’un se demande : comment deux anges peuvent-ils apprendre et enseigner la sorcellerie alors qu’elle est interdite, comme ils (les deux anges) l’ont clairement annoncé : {mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord: « Nous ne sommes rien qu’une tentation: ne sois pas mécréant »} ?

Alors on lui répond : qui est donc Celui qui rend une chose licite ou illicite ? Allah, donc Allah-Subhânahu wa Ta’âlâ- peut rendre licite une chose illicite, ou bien en faire une obligation.

Allah Ta’âlâ a donné l’autorisation à ces deux anges d’enseigner la sorcellerie et dans ce cas précis, cette pratique n’est nullement une désobéissance, ni un acte de mécréance (…)

Extrait des séries de conférences de Cheikh Mohammed Ibn Al ‘Otheymin (RahimahuLLah)

Source : https://alathar.net/home/esound/index.php?op=codevi&coid=63521

Traduit par l’équipe Darataalibat.